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Rapidle, la start-up qui digilitalise les commerces de proximité, renforce son implantation en France

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Rapidle a annoncé une levée de fonds de 1 million d'euros fin juin 2018, auprès du fonds d'investissement Day One. L'occasion de faire le point sur les porjts de développement de la start-up qui aide les petits commerçants à se digitaliser.

Rapidle, la start-up qui digilitalise les commerces de proximité, renforce son implantation en France
Rapidle, l'application qui réduit le temps d'attente chez les pettis commerçants, vient de boucler un nouveau tour de table d'1 million d'euros auprès de son investisseur historique, Day One. © Rapidle

Rapidle, la start-up qui propose une solution de click&collect clé en main auprès des commerçants de quartier, a bouclé fin juin 2018 une deuxième tour de table auprès de son investisseur historique, Day One Entrepreneurs & Partners. Le montant de cette levée de fonds est de 1 million d’euros, et s’ajoute aux 300 000 euros déjà levés en 2016.

 

Rattraper un retard sur les grandes enseignes

La start-up est née en 2012 du constat de Steeve Broutin, ou plutôt de son “exaspération à devoir attendre trois quarts d’heure pour un sandwich à l’heure du déjeuner ou des merguez un samedi matin pour, à la caisse, ne même pas être sûr qu’il reste ce qu’on veut.” raconte le co-fondateur et Président de Rapidle à L’Usine Digitale. "Il y avait vraiment une rupture avec les magasins de grande distribution qui proposent tous des services connectés pour améliorer l’expérience client, avec une e-boutique, la commande en ligne, la récupération des repas… aucun petit commerçant ne fait ça. Or des études nous ont montré que ce sont les mêmes consommateurs qui vont chez les grands [distributeurs] et les commerçants de quartier. Il y avait donc vraiment un marché à explorer", ajoute-t-il.


Allier proximité et rapidité

Steeve Broutin, avec Yann Browaeys, a donc monté une plateforme permettant de commander chez un petit commerçant et de payer directement en ligne, puis de venir récupérer sa commande en magasin. "L’idée est de préserver le tissu urbain, de garder une proximité avec les vendeurs, sans avoir à galérer pour se garer pendant des heures, et en étant sûr de la disponibilité du produit qu’on commande", explique-t-il.

Les utilisateurs ont le choix de télécharger l’application et géolocaliser les commerçants à proximité, ou de se rendre directement sur l’e-boutique de leur boulanger ou autre restaurateur. En boutique, les commerçants mettent le stock à jour en temps réel au fur et à mesure qu’ils enregistrent les commandes.

 

Une solution qui facilite la vie des citoyens, et rapporte aux magasins

L’application se distingue des coupe-files traditionnels en présentant une e-boutique personnalisée pour chaque magasin, et en accompagnant le consommateur de son choix à la réception de sa commande, sans livraison. De plus, Rapidle propose un accompagnement digital complet à ses clients, en améliorant leur présence sur les réseaux sociaux, en proposant des études consommateurs, bref, en les aidant à creuser pour un meilleur développement commercial.

La start-up affirme ainsi avoir converti 30% des clients de ses clients à la e-boutique, et de permettre aux commerçants de doubler leur panier moyen sur les utilisateurs de l'application, en passant de 6,10€ en boutique auparavant, à 13,43€ en ligne. Avec les 420 commerces détenant sa solution, Rapidle compte 45 000 consommateurs par jour, et estime une augmentation de 10% du nombre d’utilisateurs par mois. Quant au chiffre d'affaires, celui-ci avait triplé entre 2015 et 2016, puis entre 2016 et 2017. En juillet 2018, le président de la start-up estime qu’ils ont déjà atteint le même chiffre que l’année 2017.


L’accompagnement comme mot d’ordre
D’après Steeve Broutin, le succès de Rapidle est lié au fait que la solution ne propose pas seulement de passer commande. "Aujourd’hui, le problème n’est pas de se connecter aux gens en soi : tout le monde possède un smartphone, est prêt à commander et consommer. Une personne sur trois utilise le click&collect. Le problème des artisans, c’est qu’ils n’ont pas le temps de développer une e-boutique et une bonne stratégie marketing, de faire les bonnes photos… C’est pourquoi à chaque fois qu’on vend notre solution, on fait venir un photographe professionnel, on passe du temps pour personnaliser une e-boutique, rechercher des clients. Pas tout le monde est prêt à passer autant de temps, nos concurrents vendent seulement une technologie." Dans la structure de Rapidle, 27 employés travaillent non seulement pour le développement, mais aussi dans l’administration des ventes, et l’accompagnement client.

L’accompagnement, c’est aussi ce que recherche la start-up elle-même chez ses investisseurs. "Bien sûr, l’investissement de capital est essentiel. Mais en plus de cela, nos investisseurs sont bienveillants, et fournissent des conseils management, avec un vrai recul qui peut être nécessaire pour nous", indique Steeve Broutin.


Une offre personnalisable
La solution Rapidle est gratuite pour les consommateurs, et s’achète à partir de 60 euros pour les commerçants. Le prix varie énormément, selon la demande du client, explique Steeve Broutin. "Si le commerçant veut juste la solution technique, ou s’il a besoin d’un accompagnement pour développer une stratégie digitale, ou encore qu’on mette ses photos à jour tous les mois, notre offre change et les prix varient aussi.” Autrement dit, les services sont entièrement personnalisables.

Priorité à la France, pour les commerces de proximité
Avec cette nouvelle levée de fonds, Rapidle compte augmenter sa présence commerciale dans les villes françaises, développer encore sa solution techniquement, et renforcer les partie marketing et accompagnement de son offre. Bien que présente en Espagne, Belgique, Luxembourg et en Suisse, la start-up ne se focalise pas pour le moment sur l’international,  le travail d’approche des commerçants locaux nécessitant une réelle implantation dans les villes étrangères, et un rapport de proximité par la langue, la connaissance des habitudes… La priorité est donc pour le moment de s’affirmer comme leader en France, conclut Steeve Broutin.

 

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