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Ready Player Me, un service d'avatars interopérables pour "le métavers", lève 56 millions de dollars

Levée de fonds La start-up estonienne Ready Player Me développe un "passeport pour le métavers", qui est concrètement un moteur de création d'avatars interopérables dans plusieurs applications en 3D temps réel, pour la plupart des jeux en réalité virtuelle développés par des studios indépendants. Elle vient de boucler un tour de table en série B mené par Andreessen Horowitz.
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Ready Player Me, un service d'avatars interopérables pour le métavers, lève 56 millions de dollars
Ready Player Me, un service d'avatars interopérables pour "le métavers", lève 56 millions de dollars © Ready Player Me

Une des grandes promesses du "métavers" est de rendre interopérables différents mondes virtuels, de les connecter dans une expérience unifiée, et l'une des conditions à remplir pour cela est de pouvoir transposer un avatar d'une expérience à une autre (et d'un appareil à un autre). C'est la mission de Ready Player Me, une start-up estonienne qui vient de lever 56 millions de dollars en série B auprès des fonds Games fund One et a16z crypto d'Andreesen Horowitz, ainsi que de plusieurs business angels issus d'entreprises en vue comme Roblox, King et Twitch.

Fondée en 2020, Ready Player Me développe un moteur de création d'avatars animés en 3D destinés à être utilisables dans les mondes virtuels de développeurs tiers. L'une des fonctionnalités mises en avant est que la personnalisation peut se faire à partir d'un simple selfie. "Nous sommes la couche d'interopérabilité des avatars pour le métavers", clame la société.

La start-up, dont le siège est à Talinn, travaille notamment avec VRChat, Spatial, Hiber, Pixelynx, Adidas et Dior. En tout, elle revendique 3000 partenaires (créateurs de jeux, marques qui lancent des campagnes marketing…) pour lesquels ont été créés 5 millions d'avatars.
 

"passeport pour le métavers"

Les fondateurs de la start-up ont passé six ans à développer leur technologie chez Wolf3D avant de créer Ready Player Me. La société explique que grâce à sa solution, les développeurs de jeux en ligne et de mondes virtuels n'ont pas besoin de développer eux-mêmes la partie création d'avatars de leur univers. Côté utilisateur, l'avantage est de ne pas avoir besoin d'en recréer un pour chaque expérience. Cela fait de Ready Player Me ce qu'on peut appeler un fournisseur d'identité portable as a service, ou comme elle se définit, de "passeport pour le métavers".

Elle investira ces fonds dans la technologie, le recrutement, dans de nouveaux outils destinées aux développeurs leur permettant d'ajouter des possibilités de personnalisation des avatars, et dans les solutions d'interopérabilité avec d'autres moteurs de création de personnages. Ready Player Me avait levé 13 millions de dollars en janvier dernier auprès de Taavet + Sten.

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