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Réalité augmentée et commerce : Cinq démonstrations qui donnent un aperçu du futur

La réalité augmentée (ou virtuelle) peut être appliquée au retail de bien des manières. Passage en revue de 5 cas concrets présentés à la Paris Retail Week.
mis à jour le 13 septembre 2016 à 20H19
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La réalité augmentée s'est immiscée dans l'édition 2016 de la Paris Retail Week. Que ce soit au milieu d'un stand lambda, parmi les start-up ou sur l'espace dédié "Re-imagine Shopper UX", elle laisse déjà deviner ce dont sera fait le commerce de demain.

 

1/ La vitrine augmentée

La start-up Holusion, fondée en 2014, est présente sur la zone "Re-imagine shopper UX" pour parler de son projet de vitrine augmentée. Réalisé en collaboration avec Kiabi, il combinera plusieurs zones "augmentées" d'un mètre carré chacune sur une seule vitrine. Cette "Holographic Shop Window" s'appuiera sur l'expertise d'Holusion en matière d'affichage holographique (visible ci-dessus). Ses animations se déclencheront lorsque les passants marcheront devant elle. Elle sera installée en novembre dans un pop-up store, et d'autres projets pourront être envisagés en fonction de son succès.

 

2/ La cabine d'essayage virtuelle

La démonstration de SweetFit est située dans un coin de l'espace start-up d'Equipmag. Elle attire pourtant tout de suite l'attention. Fondée en juin dernier, la jeune pousse propose un "miroir augmenté" qui permet aux clients d'essayer des vêtements en un clin d'oeil. Le "Totem" est constitué d'un écran Samsung de grande taille, d'un ordinateur et d'une caméra Kinect, le tout intégré dans un meuble spécialement conçu. Il est agrémenté du logiciel FXMirror développé par l'entreprise coréenne FXGear. Les vêtements de la boutique sont d'abord pris en photo sur un mannequin, puis rentrés dans le système. SweetFit espère séduire en fournissant aux boutiques une façon de se démarquer en animant leurs points de vente, mais aussi d'accélérer le processus d'achat.

 

 

3/ Un lecteur qui va plus loin que le code barre

Rien de plus banal qu'un lecteur de codes barre. Les magasiniers les utilisent depuis des décennies pour arranger les étals et gérer la logistique et l'approvisionnement en magasin.

 

Mais ici aussi, l'engouement pour la réalité augmentée se fait sentir. Le fabricant Zebra propose d'ailleurs sur son stand une démonstration du modèle TC8000 qui peut, grâce à une caméra, répérer des produits en temps réel pour déterminer s'ils sont mal rangés, ou si leur stock est trop bas.

 

Outre le gain de productivité, l'outil a pour avantage de valoriser le travail de l'employé en réduisant les tâches les moins qualifiantes. Son utilisation se restreint pour le moment à des projets pilotes, mais le staff présent sur le salon nous a confirmé l'intérêt des retailers pour la technologie. Notamment suite au succès fulgurant cet été de Pokémon Go.

 

 

4/ L'intelligence artificielle refait votre déco

 

 

La start-up "What a nice place", fondée en octobre 2014 (et basée au sein du pôle d'excellence Euratechnologies de Lille) fait la démonstration de son coach déco virtuel. Réalisé pour Leroy Merlin, il est capable de recommander un luminaire bien spécifique en fonction de la décoration d'une pièce. Pour ce faire, il suffit au client de prendre une photo de la pièce concernée et de l'uploader sur un site web.

 

La start-up utilise alors des algorithmes de deep learning répartis sur quatre réseaux neuronaux pour analyser le décor et fournir la meilleure recommandation possible. Le premier choisit des couleurs assorties, le second s'assure du niveau de gamme (de quelques dizaines d'euros à quelques dizaines de milliers d'euros), le troisième calcule l'implication du client dans sa déco, et le dernier vérifie l'encombrement de la pièce (style épuré, formes complexes, etc.). Ce système de pointe a été mis au point en collaboration avec l'Inria.

 

Le projet n'est pour le moment qu'un prototype mais il recense tout de même 400 000 produits venus de 78 marchands. Surtout, "What a nice place" a de la suite dans les idées. La start-up a levé 800 000 euros en mars 2016, et compte passer de 6 employés à l'heure actuelle à 10 en 2017. Les luminaires ne sont pour elle qu'un point de départ et non une finalité. La prochaine étape ? Les chaussures, les bijoux, les sacs...

 

5/ Designer sa cuisine Ikea de chez soi

Ikea s'est associé à la PME Keyneosoft pour créer "My Personal Immersive Assistant", une expérience de configuration de cuisine directement depuis son domicile. Il suffit de prendre les distances de sa pièce à l'aide de son smartphone, puis d'utiliser un accessoire de type Google Cardboard pour visualiser son meuble dans une cuisine virtuelle de taille équivalente. Le client peut alors choisir les types d'équipement, leur modèle, coloris, etc. Le tout directement en situation. Une fois les produits choisis, il suffit à l'utilisateur de finaliser la commande via l'application mobile d'Ikea. Le projet est à l'état de preuve de concept pour le moment et reste encore rudimentaire, mais il donne un aperçu des possibilités du medium.

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1 commentaire

DI-Fant
16/09/2016 16h30 - DI-Fant

Pour compléter votre article, les projets d'Holusion, de What a nice Place et de Keyneosoft font partis des 18 projets sélectionnés, portés et financés par le pôle de compétitivité PICOM dans le cadre de son appel à projet "New Shopping Experience".

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