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Réalité augmentée et robot de téléprésence : ce que font Orange et Schneider Electric avec la 5G

Orange a équipé le site Schneider Electric de Vaudreuil de cinq antennes 5G indoor. Ce réseau 5G permet de collecter et/ou de transmettre des données depuis ou vers le serveur situé au coeur de l'usine mais aussi depuis ou vers le cloud. Les deux partenaires ont réalisé deux pilotes : une application de réalité augmentée permettant d'optimiser la maintenance des machines et un robot de téléprésence qui permet par exemple de faire une visite du site à distance.
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Réalité augmentée et robot de téléprésence : ce que font Orange et Schneider Electric avec la 5G
Réalité augmentée et robot de téléprésence : ce que font Orange et Schneider Electric avec la 5G © Léna Corot

Orange et Schneider Electric ont montré lundi 28 septembre 2020 deux cas d'usages de la 5G. Et quoi de mieux que l'usine vitrine de Schneider Electric dans l'industrie 4.0, le site du Vaudreuil, pour déployer ces antennes. Cette usine créée en 1975 est dotée depuis mars 2020 d'un réseau privé virtualisé sur des fréquences expérimentales. Le site, qui regroupe 360 employés sur un peu plus de 14 000 m², est doté de cinq antennes 5G indoor qui couvrent près de 2 000 m² sur la partie production.

Pour gérer rapidement et de façon sécurisée les données collectées, Schneider Electric s'est équipé depuis 2018 de son propre data center renommé "Smart Bunker". Celui-ci permet à l'entreprise de traiter localement des informations. Les équipes de Schneider Electric ont mis en place une architecture expérimentale permettant de compartimenter les données qui sont traitées soit localement soit sur le cloud : avant de communiquer les unes avec les autres, elles passent par un pare-feu pour assurer la sécurité du réseau. 

La réalité augmentée pour aider les techniciens
"Quand il y a un problème sur une machine, le réparateur passe 50% de son temps à chercher quel est ce problème", affirme un responsable de chez Schneider Electric. L'entreprise a donc décidé de déployer une application de réalité augmentée. L'opérateur, équipé d'un smartphone ou d'une tablette, se connecte à l'application et pointe la caméra en direction de la machine. En l'occurrence il s'agit d'une bobineuse, un robot trois axes qui récupère des ressorts pour les installer sur la machine située à côté.

Via l'application de réalité augmentée, le technicien peut voir la température de l'équipement et accéder à l'ensemble de sa documentation. Si cela ne suffit pas à trouver l'origine du problème, il peut joindre rapidement un expert via Microsoft Teams. Des solutions vidéo qui sont multipliables sur un même site, sans perdre en qualité vidéo, grâce à la 5G.
 


Un robot de téléprésence
Schneider Electric a aussi déployé un robot de téléprésence sur ce site et prévoit de pérenniser cette expérimentation. Concrètement, ce robot prend la forme d'un bras robotisé au bout duquel sont fixés un écran et une caméra, ce qui permet à une personne non présente sur site de l'être par visioconférence et de pouvoir se déplacer. Le groupe industriel envisage par exemple d'utiliser ce robot de téléprésence pour réaliser les visites du site de Vaudreuil.

Pour la démonstration du jour, Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric, s'est prêté au jeu depuis Hong-Kong. Grâce à ses caractéristiques techniques que sont notamment le très haut débit, la faible latence et la sécurité, "la 5G ouvre de façon massive les déploiements de la vidéo", assure-t-il. Schneider Electric réfléchit par ailleurs à déployer largement des lunettes de réalité augmentée pour permettre aux techniciens d'être des experts sur toutes les machines et des casques de réalité virtuelle pour former les opérateurs avant qu'ils n'arrivent sur site.

Une technologie plus performante énergétiquement
"Le but est de répliquer ces deux produits et services" testés sur le site de Vaudreuil, affirme Jérémie Compan, chef de projet chez Orange. L'opérateur télécoms travaille déjà à l'industrialisation de ces projets, que ce soit sur d'autres sites de Schneider Electric ou pour commercialiser ce type de produits auprès d'autres entreprises. D'autres cas d'usages autour de la 5G devraient aussi rapidement voir le jour.

Une des promesses de cette nouvelle génération de réseau sans fil est le fait de pouvoir connecter massivement des objets, puisque "70 à 80% du coût de connexion d'un élément physique sur une chaine de production ou dans un bâtiment c'est le câblage", assure Jean-Pascal Tricoire. Les technologies sans fils étant très consommatrices d'énergie, les professionnels leurs préfèrent généralement les réseaux câblés, beaucoup plus coûteux donc, pour connecter les objets.

La 5G vient résoudre ce problème en permettant "d'augmenter le débit et diminuer les consommations d'énergie"  ce qui permet "d'arriver à un nombre d'objets connectés sur batteries beaucoup plus important". Un des points essentiels pour développer l'usine du futur et des solutions de maintenance prédictive. "La 5G est conçue pour être efficace énergétiquement", ajoute Stéphane Richard, le PDG d'Orange, qui évoque un "écart de 1 à 10 en terme de performance énergétique au giga octet de data transporté entre la 4G et la 5G". Des éléments de réponses aux voix qui s'élèvent aujourd'hui contre le déploiement de la 5G en France alors que les enchères s'ouvrent demain.

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