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Réalité augmentée : Lockheed Martin accélère l'assemblage du vaisseau spatial Orion de la Nasa

La Nasa relate la manière dont le principal sous-traitant de son vaisseau spatial Orion, Lockheed Martin, a recours à la réalité augmentée pour préparer l'engin à sa première mission habitée, Artemis II, prévue pour 2022. L'utilisation de casques HoloLens 2 permet à ses équipes d'économiser des semaines entières de travail.
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Réalité augmentée : Lockheed Martin accélère l'assemblage du vaisseau spatial Orion de la Nasa
Réalité augmentée : Lockheed Martin accélère l'assemblage du vaisseau spatial Orion de la Nasa © Nasa / Cory Huston

La Nasa a indiqué mardi 31 mars 2020 que les équipes d’ingénieurs de son sous-traitant Lockheed Martin ont recours au casque de réalité augmentée HoloLens 2 de Microsoft et à la plate-forme logicielle WorkLink de ScopeAR pour assembler le vaisseau spatial Orion en vue de sa prochaine mission. L’engin, qui a réalisé un vol d’essai à vide en 2014, est en cours d’amélioration afin d’accueillir des astronautes pour une première mission habitée, Artemis II, prévue en 2022.

UN GAIN DE TEMPS CONSIDÉRABLE

A l’aide du casque de réalité augmentée, les techniciens visualisent directement l’endroit où ils doivent placer certains modules de l’appareil, sans avoir à lire un texte ou à consulter des plans en 2D. Emplacement, mais aussi orientation et numéro de série… Cette solution permet notamment de simplifier l’assemblage de diverses catégories d’équipement complexes grâce aux informations spatialisées qui viennent se superposer à leur environnement de travail.

"Je ne sais pas comment expliquer à quel point c’est utile, pratique et fun, a expliqué à la Nasa Mary Lakaszcyck, technicienne chez ASRC Federal Data Solutions, qui travaille avec Lockheed Martin. Avec la réalité augmentée, nous sommes capables de réaliser en une session de travail ce que nous faisions en huit à douze sessions, soit une grosse semaine." 

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Nous constatons un gain de temps de l’ordre de 90% sur le processus d’assemblage depuis que nous utilisons cette technologie, renchérit Shelley Peterson, spécialiste de la réalité augmentée chez Lockheed Martin. Une activité qui demandait précédemment huit heures de temps ne prend plus que 45 minutes à réaliser. Quand on sait qu’un véhicule de cet acabit requiert l’installation de 57 000 faisceaux de câble, cela chiffre vite".

"Pour l'adaptateur du module d'équipage (qui connecte les systèmes électriques, informatiques et fluidiques au module de service), utiliser cette technologie pour localiser les attaches qui fixent les faisceaux de câbles à la structure du vaisseau a permis de gagner trois semaines sur le planning", ajoute Carlos Garcia, qui dirige l'intégration et les tests de l'assemblage de l'adaptateur du module d'équipage au sein de la Nasa.

La réalité augmentée utilisée depuis 2017 

C’est au sein du Kennedy Space Center, en Floride, que les travaux d’amélioration d’Orion se déroulent. Un lieu où Lockheed Martin exploite la réalité augmentée depuis plus de trois ans déjà. "La technologie a servi pour construire le vaisseau qui sera utilisé dans le cadre de la première mission Artemis. Elle nous aide à pousser plus loin nos performances et avancer beaucoup plus rapidement que les méthodes traditionnelles ne le permettent", a indiqué Shelley Peterson. C’est d'ailleurs particulièrement le cas pour des faisceaux de câbles qui tiennent la structure en place et dont l’installation est complexe sans la technologie.

Les techniciens équipés de ces lunettes de réalité augmentée seront prochainement chargés de positionner le bouclier thermique de ces nouveaux engins spatiaux, ainsi que les modules où vivront les astronautes pendant le voyage. Des pièces cruciales à la réussite de la mission. Dans le cadre d'Artemis, l'agence spatiale américaine enverra notamment avec Orion la première femme sur la Lune.

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