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Regards croisés sur le métier d'ingénieur en électronique de puissance

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Interview

Interview à Julien Rambaud et Sonia Dhokkar, ingénieurs en électronique de puissance au sein de Safran Electrical & Power, un secteur qui offre des nombreuses opportunités de recrutement pour des candidats intéressés par le challenge technique, l’innovation technologique et l’aéronautique.

Interview
Julien Rambaud et Sonia Dhokkar, ingénieurs en électronique au sein de Safran Electrical & Power © Christel Sasso / CAPA Pictures / Safran
Julien Rambaud et Sonia Dhokkar sont tous deux ingénieurs en électronique de puissance au sein de Safran Electrical & Power, qui regroupe les activités sur les systèmes électriques aéronautiques de l'équipementier français. Le fort développement des activités liées au « plus électrique », ainsi que le marché naissant de la propulsion électrique et hybride les amènent à travailler sur l’ensemble de la chaîne de l’énergie électrique embarquée à bord des aéronefs. Ce contexte génère de nombreuses opportunités de recrutement pour des candidats spécialisés en électronique de puissance intéressés par le challenge technique, l’innovation technologique et l’aéronautique.
 
Agé de 32 ans, Julien est entré dans le Groupe en 2008 pour un stage de fin d'études, alors qu'il était étudiant à l'INSA Lyon et a ensuite été embauché en CDI. Il a débuté comme concepteur sur un projet de R&D lié au démarrage des avions électriques, puis a gagné en responsabilités pour devenir chef de projets techniques ce qui l'amène à encadrer des équipes de 5 à 10 personnes. Sonia, de son côté, a démarré chez Valeo avant de rejoindre Safran comme ingénieur en 2009. Au sein de Safran Electrical & Power, elle occupe désormais le poste de  Responsable Ligne de Produits. Regards croisés sur un métier peu connu et porteur de débouchés professionnels. 
 
Quelles sont vos missions au sein de Safran Electrical & Power ? 
 
Julien Rambaud. Aujourd'hui je m'occupe du pilotage de projets, de la phase de définition jusqu'aux essais. Par exemple, j'ai récemment travaillé sur le développement d'un système de démarrage électrique piloté d'un moteur d'avion. De la pure R&D ! L'électronique de puissance dans l’aéronautique est un secteur vraiment nouveau. Pour y travailler, il faut être capable d'inventer des produits et systèmes qui n'existent pas encore. Mon métier est très technique mais mon poste me demande aussi d'avoir des compétences en management de projets. 
 
Sonia Dhokkar. Ma mission est de piloter différents projets en parallèle et d'y apporter une  cohérence technique afin de proposer un design qui répond aux attentes du client : performance, coût, délai. Je n’exerce pas de rôle hiérarchique mais je travaille en relation directe avec les chefs de projets techniques, les membres de l’équipe projet (bureau d’études,  achats, qualité, industrialisation…). Actuellement je travaille sur des projets liés au développement de systèmes électriques d’actionnement et de propulsion des moteurs d'avions. Au sein de chaque projet sont développées des technologies innovantes  communes aux différents développements. Mon rôle est de m’assurer que les innovations proposées pour chaque projet puissent être réutilisées en fonction des besoins et de manière à proposer un produit optimisé en design et en coût. 
 
Qu'est-ce qui vous plait dans votre métier ? 
 
Julien Rambaud. L'avantage de mon métier, c’est de travailler sur des systèmes très innovants et de haute technologie. Safran investit énormément dans la recherche et l'innovation, ce qui est une chance pour nous en termes de budgets accordés. J'apprécie également de travailler dans un secteur très diversifié. L'électrification s’étend sur tous les domaines de l'avion donc je peux intervenir sur le démarrage, l'actionneur de vol ou la génération électrique. Cela m'amène à collaborer avec d'autres entités du Groupe. C'est intéressant de pouvoir ainsi échanger sur les projets et s'entraider. 
 
Sonia Dhokkar. C'est l'aspect créativité et innovation. Travailler sur des sujets innovants au travers desquels nous contribuons à créer une nouvelle voie autour de l’électrification est très stimulant. J'apprécie aussi d'évoluer dans des équipes pluridisciplinaires où la diversité est très forte. Cela représente un levier majeur pour la  créativité et l’innovation. Les aspects de structuration des projets, avec des échéances imposées et des exigences en termes de performance et de satisfaction client à assurer me plaisent également. Et tout cela se fait dans le cadre d’un travail collaboratif avec différentes entités de Safran et des entreprises externes. L'aspect humain et le partage au travail sont importants pour moi. 
 
A l'heure où beaucoup de jeunes préfèrent les start-up aux grands groupes, pourquoi avoir fait le choix inverse ? 
 
Julien Rambaud. On oppose souvent start-up et grand groupe sur des questions d'agilité et de taille humaine. Or j'évolue dans une unité de 30 à 50 personnes dont le travail en R&D lui impose d'être agile et réactive. Nous sommes une petite structure agile, mais avec les avantages d'un grand Groupe. Nous sommes soutenus en investissements, nous avons la capacité d'adresser des marchés importants et nous pouvons nous appuyer sur les compétences des autres entités du Groupe. Sans oublier que les possibilités de mobilité au sein de Safran sont diverses et variées, que ce soit pour changer de mission, de société ou de lieu géographique. Safran Electrical & Power est dans une phase de croissance. Nous avons prouvé notre capacité à fournir une chaîne électrique complète, comprenant les systèmes de génération et de distribution électrique, le câblage du moteur et de l’aéronef, ainsi que certaines charges électriques de l’appareil en livrant l’ecoDemonstrator 2018 à Boeing avec nos collègues anglais et américains. Beaucoup d’autres beaux projets sont en cours, j'ai donc envie de voir où cela va nous mener. 
 
Sonia Dhokkar. Je suis ici pour les mêmes raisons qui peuvent pousser quelqu'un à rejoindre une start-up. L'électrification des systèmes aéronautiques est un domaine complètement nouveau, où l'on part quasiment de zéro. Nous devons donc faire preuve de créativité et de dynamisme, avec une dose de pragmatisme comme dans une start-up. Nous avons à relever beaucoup de défis et à faire tomber des verrous   technologiques. Chaque jour, nous construisons avec nos partenaires un nouvel avenir. C’est très stimulant.

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