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Renesas tenté par la délocalisation de sa R&D hors du Japon

Pour améliorer sa compétitivité, le fabricant japonais de semiconducteurs Renesas Electronics envisage de délocaliser une partie de sa R&D. Un projet qui bouleverse les pratiques industrielles au Japon.

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C’est le choc au Japon. Renesas Electronics, numéro deux local des semiconducteurs derrière Toshiba, envisage de délocaliser une partie plus grande de sa R&D dans des pays à faible coût de main-d’œuvre. Un projet qui change radicalement la pratique industrielle dans l’archipel nippon. "Renesas Electronics est en train de faire ce qui aurait été, seulement une décennie plus tôt, quelque chose d’impensable dans l’industrie japonaise des semiconducteurs", écrit The Japan Times, qui révèle l’information.

 

Stratégie défendue par le nouveau PDG

Jusqu’ici, les japonais tenaient à conserver l’essentiel de leur R&D au Japon pour éviter les risques de fuite de secrets ou de contrefaçon. Le changement est défendu par le nouveau PDG de Renesas Electronics, Brunsei Kure, dont sa nomination a été approuvée par l’assemblée générale des actionnaires le 29 juin 2016. "Externaliser une plus grande partie de notre R&D réduira les coûts de développement de composants pour de nouvelles applications comme la voiture autonome ou l’Internet des objets, justifie-t-il. C’est aussi le moyen de s’affranchir des fluctuations du taux de change."

 

Renesas Electronics dispose déjà d’équipes de R&D en Chine (300 personnes), au Vietnam (600 personnes) ou encore en Malaisie. L’objectif de Brunsei Kure est d’amplifier le mouvement, sans préciser toutefois le nombre d’emplois qu’il envisage de délocaliser.

 

A l'encontre des traditions industrielles au Japon

Depuis le tremblement de terre et le tsunami de 2011 qui l'ont déstabilisé, Renesas Electronics est empêtré dans des difficultés chroniques. Sur les cinq derniers exercices fiscaux, la société a perdu la moitié de ses effectifs, fermé ou vendu la moitié de ses usines, vu son chiffre d’affaires fondre de 30% et subi des pertes sur quatre exercices consécutifs. Son PDG Brunsei Kure, le troisième en un an, veut restaurer sa compétitivité. Quitter à explorer des voies allant à l’encontre des traditions industrielles du Japon.

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