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Repenser les réseaux

Publi-Rédactionnel Les infrastructures de télécommunications doivent se conformer à l'évolution des usages et des standards. Cela implique des investissements conséquents pour faire évoluer les réseaux.
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Repenser les réseaux
Repenser les réseaux © Unsplash

Les demandes en terme de transmission de données numériques évoluent: « Les clients souhaitent que leurs usages soient couverts à tout moment : à la maison, dans les transports ou en vacances », observe Pierre Lanquetot, directeur du réseau mobile à la direction technique d’Orange France. « Le volume mensuel de données mobiles croît entre 50 et 80% d’une année sur l’autre. La croissance est du même ordre sur le réseau fixe. » Selon l'opérateur, cela s'explique principalement par le développement de nouveaux usages et le déploiement des technologies de très haut débit, comme la fibre ou la 4G.


« Lorsque l'on envoie des données, que ce soit depuis un smartphone ou un PC, l'architecture du réseau est la même », explique Samuel Bureau, directeur de Viavi Solutions, fournisseur de solutions pour réseaux. « Les informations transitent par les mêmes tuyaux. » Ces derniers sont constitués des infrastructures de cuivre classique, ainsi que du câble, tout deux déployés depuis une trentaine d'années. Mais actuellement, c'est la fibre optique qui est au coeur de l'amélioration du réseau. « Le montant cumulé de nos investissements nets dans la fibre de 2015 à 2018, s’élève à 3 milliards d'euros », précise Pierre Lanquetot.


Le développement des usages mobiles nécessite toutefois des investissements particuliers, comme « la création de nouveaux sites cellulaires, constitués de pylônes, antennes, et équipements d’émission radio », énumère directeur du réseau mobile d'Orange. « Mais aussi le déploiement d’équipements sur des sites existants, pour apporter la 4G, avec éventuellement des changements d'antennes. Nous devons également construire ou mettre à jour les liens de collecte fibre pour relier les antennes 4G au reste du réseau. Enfin, nous investissons dans l’achat de fonctionnalités et de licences logicielles. »


Les données générées par les objets connectés sont un cas particulier. Il ne s'agit que de petits volumes, mais qui nécessitent une infrastructure différente, compatible avec une faible consommation d'énergie. Cette spécificité sera prise en compte dans les standards de la 5G, mais son déploiement n'aura lieu qu'entre 2020 et 2022. « Nous pensons qu’il y a besoin dès maintenant de répondre aux attentes du marché sur ce type de solution », explique Pierre Lanquetot. « C’est pourquoi nous avons fait le choix de déployer un réseau LoRa, qui atteindra une couverture nationale fin 2017. En parallèle, nous étudions les technologies complémentaires comme le LTE-M. » L'objectif de l'opérateur est de répondre ainsi à l’ensemble des cas d’usage identifiés: mobilité, usage statique, ou encore couverture à l'intérieur des bâtiments.


À l'avenir, pour gérer la croissance du trafic de données sans augmenter les coûts dans les mêmes proportions, l'architecture des réseaux devra être repensée. « La technologie ouvre le champ des possibles presque à l'infini. Une petite révolution se prépare de ce point de vue », estime Éric Fauxpoint, directeur marketing et Communication EMEA du fabricant de matériel de tests et mesures Anritsu. « Les opérateurs devront investir dans de nouvelles approches, et les équipementiers vont devoir s'y adapter. »


L'adaptation pourra passer par la concentration des équipements électroniques de gestion et des systèmes de sécurité: « Avoir un minimum d'électronique classique au niveau de l'antenne permettrait de réduire les coûts, notamment la consommation d'énergie », illustre Éric Fauxpoint. « De plus, relier les antennes dès que possible au réseau de fibre réduirait l'installation de câbles coaxiaux, plus contraignants. » Les fabricants d'outils de tests et mesure auront un rôle à jouer pour « tester la capacité du réseau à supporter le trafic, ou encore dimensionner les antennes en fonction du maillage », prévoit Samuel Bureau.


« La topologie du réseau s’adapte en permanence », précise Pierre Lanquetot. « Nous pouvons être amenés à déployer des micro-cellules pour apporter localement un renfort de couverture ou de capacité. Le déploiement de fonctions de routage internet au plus près de l’utilisateur permet d’améliorer la performance du réseau. Et à l'avenir, les sauts de génération comme la 5G nécessiteront des modifications radicales de l’architecture des réseaux, que nous mettrons en œuvre quand les solutions seront suffisamment matures. »

 

Contenu proposé par Acsiel Alliance Electronique

 

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