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Réseaux thématiques French Tech : la Normandie au galop pour booster la filière équine

Suite de notre tour de France consacré aux projets de réseaux thématiques French Tech. Direction la Normandie qui défend un dossier autour de la filière équine, baptisé "Horse N Tech".

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Réseaux thématiques French Tech : la Normandie au galop pour booster la filière équine
Réseaux thématiques French Tech : la Normandie au galop pour booster la filière équine © Horsecom

Créer un écosystème Horse’n Tech dédié aux start-up de la filière équine en Normandie, c’est ce que vise le pôle de compétitivité Hippolia installé à Caen (Calvados) et le réseau Normandy French Tech (Caen-Rouen-Havre).

 

Audrey Aussibal, directrice du pôle Hippolia, structure qui animerait Horse’n Tech s’il était retenu, résume la finalité de la démarche auprès du programme French Tech :  "faire reconnaître la Normandie comme la région favorable au développement des start-up de la filière équine ; et aussi pour bénéficier des réseaux French Tech et SporTech afin de faciliter les collaborations et l’internationalisation des entreprises".

 

Toutes activités confondues, la filière équine pèse en Normandie 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires (14 milliards en France) et emploie 18 000 salariés ; cela recouvre la vente de chevaux, les centres hippiques, les cours d’équitation mais aussi de nombreuses start-up qui ont des besoins spécifiques. "En intégrant les réseaux French Tech et SporTech, ces start-up pourraient créer des passerelles et accélérer leurs projets", explique Audrey Aussibal. Pour accéder au marché à l’international, elles pourront "chasser en meute, être conseillés par leurs mentors et s’appuyer sur les French Tech Hubs".

 

Objets connectés pour cavaliers et airbnb pour chevaux

Parmi ces start-up, on peut citer la société caennaise HorseCom qui a levé un millions d’euros en février 2016 pour commercialiser une technologie reposant sur un casque audio Bluetooth pour chevaux et cavaliers ; la start-up Seaver a, quant à elle, mis au point une sangle permettant au cavalier d’améliorer le suivi, la performance et la santé des chevaux avec une application smartphone dédiée qui retranscrit en temps réel les principales données en lien avec le cheval ; l’entreprise est actuellement incubée au sein de Normandie Incubation à Caen ; les projets dans les tuyaux ne manquent pas, comme le projet de plateforme internet Equimov pour l’hébergement de chevaux en mode Airbnb.

 

Si elle est une terre d’élevage mondialement connue, la Normandie est aussi une terre d’accueil pour les entreprises industrielles du secteur. "18 % des fabricants de produits et services pour le monde du cheval sont installés en Normandie, parmi lesquels des fleurons du monde du cheval", souligne Audrey Aussibal. Parmi eux Vans Theault le fabricant de camions pour chevaux (16 millions d’euros de chiffre d’affaires ; 75 employés), Normandie Drainage, le spécialiste des sols équestres (7 millions d’euros, 37 employés) ou encore Equip’horse (9 millions d’euros, 55 employés) qui commercialise des équipements pour les chevaux et les cavaliers. Ces entreprises industrielles réalisent 250 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’échelle de la Normandie, précise le pôle Hippolia.


Le territoire dispose par ailleurs de structures favorables au développement des start-up, à commencer par le pôle de compétitivité Hippolia (150 adhérents), l’unique pôle de compétitivité de la filière équine, labellisé par l’Etat en 2005. En matière de recherche, la Normandie dispose à Dozulé près de Caen, du Centre d’Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices Equines (CIRALE) de l’Ecole nationale Vétérinaire d’Alfort ; ce site accueille les étudiants vétérinaires qui choisissent la spécialité équine. Enfin, avec Labéo Frank Duncombe (situé à Saint-Contest près de Caen) la Normandie dispose d’un laboratoire d’analyses et de recherche qui a développé une spécialité dans la santé animale et équine, notamment dans les analyses de sang. Les résultats de la candidature seront connus en juin.

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