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Retour sur la campagne numérique : entre démocratie digitale et "gadgetisation" des outils

Comme chaque semaine, Renaissance Numérique analyse la présidentielle sous l’angle du numérique. Cette semaine, nous nous attarderons sur les outils numériques mobilisés par les candidats à l’Elysée durant leur campagne. Qui sont les candidats les plus actifs sur les réseaux sociaux ? Quels outils innovants ont pu alimenter le débat public en rendant la campagne plus vivante ? Tour d’horizon des différentes actions.  
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Retour sur la campagne numérique : entre démocratie digitale et gadgetisation des outils
Retour sur la campagne numérique : entre démocratie digitale et "gadgetisation" des outils © Renaissance Numérique

Si les programmes numériques semblent ne pas totalement remplir le cahier des charges que l’on pourrait espérer, les candidats paraissent en revanche avoir largement accepté l’influence que les outils numériques et les réseaux sociaux peuvent avoir sur l’électorat. On a ainsi vu se multiplier les initiatives, plus ou moins pertinentes, pour mobiliser les citoyens sur les réseaux sociaux.

 

Les réseaux sociaux : des caisses de résonnance indispensables

 

Le candidat le plus efficace en la matière est sans conteste Jean-Luc Mélenchon. Fort de plus d’un million d’abonnés sur Twitter, ses meetings sont généralement très suivis sur les réseaux sociaux. Le candidat a par ailleurs créé une chaîne YouTube dédiée à la présentation de son programme, "Esprit de campagne" ; il a annoncé la semaine dernière qu’il avait dépassé les 20 millions de vue. C’est via cette émission qu’il a détaillé le chiffrage de son programme en février.

 

Benoît Hamon et Emmanuel Macron se sont eux aussi montré très actif sur Twitter, par le partage régulier d’infographies et de vidéos détaillant les points de leurs programmes. Emmanuel Macron a ainsi abondamment relayé ses vidéos développant son programme sur son compte, et Benoît Hamon a fréquemment renvoyé aux plateformes qu’il a mis en place.

 

François Fillon, s’il n’est pas le plus connecté des candidats, a inauguré le lancement de son application Fillon2017 en février. Véritable outil de communication à destination des militants, l’application agit comme une plateforme de diffusion des éléments de langages à relayer sur les réseaux sociaux, et alerte les militants de ses déplacements et apparitions. S’ajoute à ce dispositif une incitation ludique à partager les contenus par un système de gamification : plus l’utilisateur relaie les informations, plus il gagne de points et franchit des niveaux.

 

De véritables outils pédagogiques…

 

Benoît Hamon, lui, s’est appuyé sur le numérique pour donner une autre dimension à son programme. A l’instar de Jean-Luc Mélenchon et de son calculateur d’impôts, Benoît Hamon a récemment mis en ligne une plateforme permettant de calculer ses droits au revenu universel d’existence. Mais l’outil qui semble véritablement promouvoir une perspective de démocratie participative est le Conseil citoyen, plateforme qui a recueilli les propositions des sympathisants pour promouvoir des mesures issues des électeurs ; cette initiative s’est matérialisée par la mise en ligne de la plateforme "Expressions" compilant les propositions de 42 citoyens tirés au sort.

 

En fait d’application, Marine Le Pen a également entrepris de numériser sa campagne pour toucher un plus large public. Ses équipes de campagne ont lancé Marine Plus, outil de "campagne augmentée". On y trouve certaines fonctionnalités pédagogiques telles que la possibilité, en ciblant une affiche de campagne ou un tract, de déclencher une vidéo détaillant un point de son programme. D’autres sont plus accessoires et semblent céder aux effets de mode, telle que la possibilité de se prendre en photo avec des filtres.

 

… et des fonctionnalités plus accessoires

 

Jean-Luc Mélenchon n’est pas en reste lorsqu’il s’agit de réinvestir les codes d’Internet. Ainsi, la France Insoumise a publié la page Melenshack, présentée comme "la banque d’image de la France Insoumise". Elle comprend nombre de détournements et de montages reprenant les différents codes populaires sur Internet (gifs, memes…). Le candidat de la France Insoumise s’est également illustré par une initiative originale : au cours d’un meeting à Lyon le 5 février, son hologramme était projeté simultanément à Paris. Plus étonnant encore, des proches du candidat ont développé un jeu vidéo le mettant en scène aux prises avec les "oligarques", "Fiscal Kombat".
 

Si Mélenchon apparaît comme le plus actif sur les réseaux sociaux, Benoît Hamon propose des outils innovants en matière de démocratie participative. L’application de François Fillon est quant à elle une solution intéressante en matière de mobilisation des militants.

 

Les avis d'experts et points de vue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent en rien la rédaction.

 

 

 
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