Robocath réussit ses premières angioplasties robotisées en Afrique du Sud

La robotique médicale débarque sur le continent africain. La start-up rouennaise Robocath a annoncé le succès de six angioplasties coronaires réalisées avec l'assistance de sa plate-forme robotique R-One en Afrique du Sud, à Cap Town (Le Cap). 

 

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Robocath réussit ses premières angioplasties robotisées en Afrique du Sud

Après plusieurs opérations réussies à Rouen et Toulouse en septembre 2019, la start-up française Robocath a testé sa solution en Afrique du Sud et c'est un succès. Le 16 décembre 2019, la jeune pousse a annoncé la réussite de six angioplasties coronaires réalisées avec l'assistance de la plate-forme robotique R-One. Une première sur ce continent.

Ces interventions ont été réalisées au Netcare Christiaan Barnard Memorial Hospital institution mondialement connue pour avoir pratiquée la première greffe cardiaque dans le cadre d'un contrat de distribution avec Vertice Medtech Group.

Naviguer facilement dans les artères

L'objectif de cette intervention est de déboucher une artère en la dilatant pour ensuite poser des stents (petits ressorts en métal). Traditionnellement, c'est le chirurgien qui manipule les cathéters dans le corps du patient en utilisant les rayons X. Avec R-One, il manipule l'ensemble des outils à distance grâce à des joysticks et une pédale. A Cape Town, en Afrique du Sud, c'est le Docteur Lorgat qui a pu tester la solution dans le cadre d'une étude clinique. "Il m'a raconté qu'il avait pu naviguer dans les artères avec une facilité et une qualité impossible à obtenir à la main", raconte fièrement Philippe Bencteux, directeur et fondateur de Robocath, contacté par L'Usine Digitale.

Travailler assis, derrière un écran

Les avantages liés à l'utilisation de R-One sont multiples. Le chirurgien n'est plus soumis aux radiations et n'a donc plus besoin de porter de tablier plombé de radioprotection, et qui ne pèse pas loin de 10 kilogrammes. "Pour la première fois, le Docteur Lorgat a pu travailler assis, derrière un écran", explique Philippe Bencteux. Cette position permet au praticien de moins se fatiguer et ainsi de pouvoir enchaîner les interventions. Il évite également les troubles musculo-squelettiques.

Robocath ne compte pas s'arrêter là. L'équipe d'ingénieurs travaillent déjà sur une solution pour prendre en charge les accidents vasculaires cérébraux (AVC). "On est dans un esprit d'amélioration continue, conclut Philippe Bencteux, on doit être à l'écoute des utilisateurs et pouvoir développer des solutions au plus proche des besoins".

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