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Robots agricoles : la start-up toulousaine Naïo Technologies lève 14 millions d'euros

Levée de fonds La start-up toulousaine Naïo Technologies, spécialisée dans la robotique agricole, vient de boucler une nouvelle levée de fonds à hauteur de 14 millions d'euros pour accompagner son déploiement industriel et commercial et maintenir ses efforts de R&D. Une implantation en Californie est annoncée pour le premier semestre 2020.  
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Robots agricoles : la start-up toulousaine Naïo Technologies lève 14 millions d'euros
Robots agricoles : la start-up toulousaine Naïo Technologies lève 14 millions d'euros © Naïo Technologies

L'année 2020 démarre très fort pour Naïo Technologies. Après avoir levé 3 millions d’euros en 2015, 2 millions en 2017 et 2,1 millions en 2018, le spécialiste toulousain de la robotique agricole vient de boucler une nouvelle levée de fonds de 14 millions d'euros.

 

L'opération, conduite par BPIfrance, s'accompagne de l'entrée d'un nouvel actionnaire, le fonds néerlandais Pymwimic, spécialisé dans l'accompagnement de solutions technologiques pour le développement durable, aux côtés des deux actionnaires historiques de la start-up, Demeter et Capagro.

 

La jeune pousse, qui revendique une certaine avance sur le marché, cherche à consolider ses positions. L'ambition est à la fois d'accélérer l'industrialisation et la commercialisation de ses robots, en France comme à l'international, tout en maintenant un effort soutenu sur les programmes de R&D.

 

Muscler la supply chain industrielle

"Nous devons organiser notre production pour accompagner notre déploiement commercial", explique Aymeric Barthes, co-fondateur de la société avec Gaëtan Séverac. Créée en 2011 et basée à Escalquens, dans l'agglomération toulousaine (Haute-Garonne), Naïo Technologies a déjà à son actif toute une famille de robots électriques agricoles capables de désherber mécaniquement les cultures de façon autonome.

 

Trois modèles de robots ont été développés depuis sa création : Oz, pour le désherbage de petites productions maraîchères, mis sur le marché dès 2014, puis Dino, adapté pour le binage de productions légumières de plein champ (pour des surfaces supérieures à 10 hectares) et Ted, le dernier modèle conçu spécifiquement pour le travail de la vigne.

 

A ce jour, l’entreprise a déjà commercialisé plus de 150 machines en France, mais aussi à l'international, en Europe, en Amérique du Nord et au Japon. L'enjeu est de franchir un nouveau cap avec la commercialisation d'une centaine de modèles par an. "Cela passe par une nouvelle extension de nos capacités de production et d'assemblage à Escalquens et par de nouveaux accords industriels pour muscler notre supply chain", précise Aymeric Barthes.
 

Cap sur les USA

Grâce à cette nouvelle levée de fonds, la société prévoit aussi d'accélérer son développement commercial à l'international, en mettant l’accent sur les États-Unis, où l'implantation d'un premier "Naïo Center" est programmé pour le premier semestre 2020, en Californie. Plus qu'un bureau commercial, l'objectif est de se doter d'un premier atelier de stockage et d'assemblage délocalisé sur le sol américain.

 

De nouveaux partenariats de R&D

En parallèle, Naïo Technologies compte également poursuivre ses efforts de R&D, pour continuer à faire évoluer ses premiers produits, notamment vers toujours plus de précisions, mais aussi pour développer de nouvelles lignes de robots pour des cultures spécialisées.

 

De nouveaux projets sont déjà engagés dans le cadre de programmes collaboratifs. La société s'est ainsi rapprochée de la start-up lyonnaise Green Shield Technology pour apporter de nouvelles fonctionnalités à ses robots Dino. L’objectif est de permettre à Dino, non seulement de désherber entre les rangs de culture, mais aussi entre les plants, au plus près de la plante, grâce à une technologie de détection faisant appel à du deep learning et à un nouvel outil actif électrique. Naïo Technologies travaille aussi avec les équipes d'une coopérative agricole pour la mise au point d'un nouveau modèle adapté plus spécifiquement au désherbage de cultures de plantes aromatiques.

 

Pour accompagner ses projets de développement, Naïo Technologies, qui emploie à ce jour 70 salariés, prévoit la création de 10 à 20 postes supplémentaires par an pendant trois ans. La start-up a réalisé un chiffre d'affaires de 2,1 million d'euros en 2018 et table sur 15 à 20 millions d'euros pour 2021.

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