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Salesforce creuse ses pertes et prévoit un ralentissement de sa croissance

Malgré un bon de 32% de son chiffre d’affaires, le leader mondial de gestion de la relation client Salesforce a creusé ses pertes de 13% lors de son exercice fiscal 2015. Pour l’exercice 2016, il prévoit un ralentissement de sa croissance à 20% et l’explosion de son déficit de 60%.
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Salesforce creuse ses pertes et prévoit un ralentissement de sa croissance
Salesforce creuse ses pertes et prévoit un ralentissement de sa croissance © Justin Levy - Flickr - CC

L’hémorragie financière n’est pas près de s’arrêter chez Salesforce. Sur l’exercice fiscal 2015 clos le 31 janvier 2015, le leader mondial des logiciels de gestion de la relation client a même creusé ses pertes à 263 millions de dollars, soit 13% de plus que lors de l’exercice précédent. Pourtant, le chiffre d’affaires a bondi de 32% à 5,37 milliards de dollars.

La dégradation du résultat net découle en partie du rachat en juillet 2014 de la société RelatedIQ pour 390 millions de dollars. C’est sur cette acquisition et celle d’EdgeSpring en juin 2013 que l’éditeur californien de logiciels dans le cloud s’est appuyé pour bâtir son service d’analytique Wave lancé en grande pompe lors de son méga événement Dreamforce en septembre 2014 à San Francisco.

Le lourd coût de l’acquisition clients

Mais le gros problème réside dans le coût élevé de vente et marketing. Un poste qui a absorbé 51% des revenus de l’entreprise lors de l’exercice fiscal 2015, contre seulement 15% pour la R&D et 5% pour les investissements. C’est le signe d’une augmentation du coût d’acquisition et de fidélisation des clients. Car contrairement à SAP, Oracle, IBM ou Microsoft, qui disposent déjà d’un portefeuille bien garni de clients prêts à migrer vers le modèle du cloud computing, Salesforce part de zéro pour acquérir ses clients. S’il veut continuer à croître, il doit engranger de nouveaux contrats et donc dépenser plus en marketing que ses gros concurrents. Parmi les nouveaux clients séduits au dernier trimestre fiscal figurent ABB, Time Warner, Merk, Fujitsu, Ingersoll-Rand, LinkedIn et Royal Bank of Canada.

D’ailleurs, Marc Benioff, qui dirige l’entreprise depuis sa création en 1999 à San Francisco, ne prévoit pas un passage au bénéfice de sitôt. Pour l’exercice fiscal 2016, à clôturer le 31 janvier 2016, il s’attend à une perte encore plus grande comprise 420 et 435 millions de dollars. L’appréciation du dollar vis-à-vis des devises comme l’euro représenterait un impact négatif de 175 à 200 millions de dollars. Mais la société fait face à un net ralentissement, puisqu’elle pronostique une croissance de 20 ou 21% de chiffre d’affaires à environ 6,5 milliards de dollars. Voilà qui ne va pas plaire à la Bourse habituée à une croissance moyenne de 30% jusqu’ici.

Objectif 10 milliards de Chiffres d'affaires en 2020 maintenu

Marc Benioff se sent toutefois conforté dans son objectif de faire de Salesforce une société de 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires avant 2020. Il se targue d’être à la tête du premier acteur au monde à avoir franchi le seuil de 5 milliards de dollars de revenus dans le cloud computing : 4,3 milliards avec ses services SaaS (Software as a service) de gestion des ventes, du marketing et de la relation client et 745 millions avec son service PaaS (Platform as a service). Mais si sa société reste loin devant IBM (3 milliards de dollars dans le cloud en 2014) et Google (1,6 milliard de dollars), elle est talonnée par Microsoft et Amazon Web Services, dont le chiffre d’affaires dans l’infonuage est estimé à respectivement 4,7 et 4,8 milliards de dollars en 2014.

Ridha Loukil

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