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San Francisco impose de fortes restrictions à Airbnb

San Francisco,  ville natale d'Airbnb, la start-up qui a créé une plate-forme permettant de réserver les appartements de particuliers, a adopté une série de mesures pour limiter les effets négatifs de ce service sur le marché immobillier. En effet, certains propriétaires optent pour cette posssiblité de location à court terme, plus lucrative, ce qui complique encore plus la recherche d'appartements en location traditionnelle.
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San Francisco impose de fortes restrictions à Airbnb
San Francisco impose de fortes restrictions à Airbnb

Après une campagne de dénigrement à New York, première ville en nombre d'utilisateurs d'Airbnb, c'est au tour de sa ville natale, San Francisco, de s'attaquer à Airbnb. La start-up qui a créé une plate-forme permettant de réserver les appartements de particuliers pour une durée courte vient en effet de voir ses conditions d'utilisation considérablement renforcées dans la quatrième métropole des Etats-Unis en nombre d'habitants.

Inscription dans un registre, taxes et assurances

La mairie de la capitale américaine de la high tech vient en effet d'adopter une série de mesures comportant des principes de base comme des obligations d'enregistrement dans un registre, d'assurance dommages ainsi qu'une taxe de 50 dollars que devront verser les propriétaires, explique la correspondante du Monde à San Francisco dans un article publié ce mercredi 8 octobre. Un montant toutefois peu élévé comparé à ce que réclament les villes de Chicago (500 dollars pour deux ans) et Austin (285 dollars par an).

A San Francisco, la durée de location d'un appartement entier a également été limitée à 90 jours par an mais cette mesure ne concerne donc pas la location d'une chambre dans un logement habité. La semaine dernière, Airbnb a déjà commencé la collecte de la taxe d'occupation (14% du montant de la location), qui s'applique aux hôteliers et qui lui a été imposée en avril dernier.

Effet pervers sur le marché immobilier

Principal argument des opposants à Airbnb : le site entraîne une "hotêllisation" du parc immobilier de la ville, a plaidé un conseiller municipal. En effet, de nombreux propriétaires optent pour cette solution de location à court terme, plus lucrative, au détriment de la location traditionnelle. Un problème dans les grandes villes où il est difficile de se loger à l'année, comme San Francisco, et qui se pose également en Europe, à Paris notamment.

A San Francisco, certains propriétaires ont déjà expulsé des locataires pour transformer leurs immeubles en appartements pour Airbnb, indique l'article du Monde. Pour limiter les effets pervers du site phare de l'économie de partage, d'autres grandes villes pourraient donc prendre des mesures du même type qu'aux Etats-Unis. En France, les organisations de l'hôtellerie restauration se plaignent régulièrement du fait que les sites d'échanges d'appartements, type Airbnb, ne soient par exemple pas assujettis à la taxe de séjour.

 

 

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