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SAP lance un club de CDO pour démythifier la transformation digitale

SAP veut créer un nouveau type d’accompagnement des entreprises, plus stratégique, vers la transformation numérique. Pour ce faire, il inaugure son club international de CDO. Au programme, des échanges entre pairs, avec SAP et d’autres experts, pour démythifier ce voyage en terre inconnue, et travailler la transformation des business models.
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SAP lance un club de CDO pour démythifier la transformation digitale
SAP lance un club de CDO pour démythifier la transformation digitale

Pour se lancer ou poursuivre leur transformation numérique, faire évoluer leur business model à l’heure du digital, les entreprises vont naturellement chercher l’éditeur qui a informatisé leurs processus. C’est le cas de SAP, par exemple, qui a réuni le 6 avril, une vingtaine de CDO pour réfléchir à la question, à Paris. Un moyen de lancer sa toute nouvelle communauté idoine.

 

Un besoin de repères, de méthodologie

"Ils ont besoin de repères, de codification, de méthodologie pour cette nouvelle démarches, de cadres prédéfinis même", explique Chakib Bahdoury, chief transfomation officer de l’Allemand, qui dirige l’initiative. Parmi les sujets de réflexions retenus à Paris, la démythification et l’explication de la transformation numérique est  ressortie en priorité. SAP a fourni deux visions, qui ne s’excluent d’ailleurs pas l’une l’autre. Celle, imposante, du business model, pour laquelle l'éditeur identifie six modèles autour du financement, du développement produit, de l’activité commerciale, etc. Et celle induite par l’arrivée de l’internet des objets, le big data, les modèles prédictifs…

 

Répondre aux interrogations sur la donnée

Un des autres sujets plébiscités par les participants a justement été la donnée. "La qualité, la structuration, le nettoyage, la sécurité, la protection de la vie privée, interrogent bien sûr, raconte Chakib Bouhdary. Mais pas seulement. Ils ont besoin de savoir comment et où aller chercher ces données, quand ils n’ont pas accès aux clients, aux moteurs d’avions. Et de comprendre comment, d’un point de vue business d’abord, elles peuvent être partagées. Et comment ensuite le profit est partagé."

 

Rien que des CDO, mais de tout type d’entreprise

Pas de discrimination au sein de cette nouvelle communauté SAP. Quelle que soit leur taille, leur ancienneté, leur origine géographique, leur maturité, toutes les entreprises sont invitées à participer. En revanche, seuls les responsables de la transformation numérique sont admis. Titre de CDO ou pas.

 

Mais en ouvrant ainsi largement sa démarche à tout type d’entreprise, SAP s’est heurté à une réalité. Les niveaux de maturité sont très différents, voire incompatibles. Certains ont besoin d’une initiation, d’autres d’exemples concrets, d’autres encore n’ont nulle envie que l’on revienne au B.A.BA du numérique et visent l’étape d’après.


La rupture vient de partout, beaucoup plus vite

"Avant, l’innovation de rupture partait beaucoup des Etats-Unis. Elle apparaissait dans les grands pays, puis se déclinait dans les petits, rappelle Chakib Bouhdary. Aujourd’hui, elle se répand partout beaucoup plus vite." SAP a ainsi présenté à son auditoire des entreprises qui ont changé un marché en 6 mois seulement, dans deux ou trois pays. Si l’éditeur ne veut pas donner d’exemple d’entreprises, il cite le cas du secteur de l'assurance avec le cloud et le social. "D’autres sociétés attaquent directement les milleniums, continue le CDO de SAP, comme les banques 100% numériques."

 

Des échanges de pratiques In real life

Les managers de la transformation numérique ont insisté pour échanger In Real Life, entre eux, avec SAP et avec d’autres acteurs du numérique y compris des startups, pour partager des informations détaillées sur leur propre démarche, les pratiques. Selon l’éditeur, ils sont prêts à dévoiler les éléments les plus secrets de leur stratégie – sous le sceau de la confidentialité, bien sûr – pour trouver la réponse à leurs questions.

 

En pratique, SAP réunira donc ses membres lors d'une vingtaine d’événements annuels, partout dans le monde. Mais il va aussi créer une communauté numérique de partage d’expériences. Un "digital concierge" sera au service des membres. Ils pourront poser une question précise à laquelle les entreprises les plus avancées, mais aussi les partenaires de SAP, ou SAP pourront répondre en 24 heures. Enfin, l’éditeur va proposer des études et des benchmarks à ces CDO en partant des bases de données de ses puissants clubs utilisateurs.

 

 

L’enjeu : comprendre la valeur ajoutée du numérique

"Les réunions de notre club n’ont rien à voir avec nos différents clubs utilisateurs, techniques, rappelle Chakib Bouhdary. Là, les CDO veulent comprendre ce que c’est que la valeur ajoutée du numérique." Certains viennent avec l’idée qu’ils ne sont pas concernés… Et changent d’avis. D’autres pensent qu’il faut être tactique et s’aperçoivent qu’il faut une stratégie.

 

Une poignée de CDO ont assisté à la première session dont David Degrange, CDO de l’équipementier automobile français Faurecia qui sponsorisait l’événement. Mais SAP s’est fixé un objectif de 500 personnes actives dans sa communauté d’ici à la fin de l’année. Car, la demande est forte et l’enjeu est plus important et stratégique qu’une "simple" informatisation.

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