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Scénario catastrophe pour l'euro ? Bientôt un nouveau groupe chimique. Kraft cherche encore des acquisitions. Le Brésil a fait plier Roche. Automobile : bataille sur les petits modèles. DoCoMo croit à

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Si le passage à l'euro vous inquiète, ce n'est pas la presse de ce matin qui vous remontera le moral. En guise d'introduction à une série d'articles sur cette «révolution monétaire», Les Echos décrivent aujourd'hui le «scénario catastrophe d'une introduction de l'euro ratée». Distributeurs de billets vides dès la nuit du 1er janvier 2002, queues monstres devant les commerçants désorientés par la nouvelle monnaie, idem dans les banques dès le 2 janvier : le retrait des francs pourrait prendre beaucoup plus de temps que prévu. 

Dans La Tribune, c'est la fièvre des prix avant l'euro qui est pointée du doigt. Deux enquêtes, plus ou moins alarmistes. Celle de Bercy n'observe qu'une hausse de 0,4 ou 0,5% par mois en juillet et août. Mais 60 Millions de consommateurs estime, quant à lui, que les hausses sur un an ont déjà atteint 40% ( !) sur certains produits (lait Candia, lessive Ariel...). Industriels et distributeurs se renvoient la balle, tandis que certains spécialistes critiquent les méthodes de 60 Millions de consommateurs. L'un d'entre eux va même à contre-courant : les perturbations liées à l'euro vont faire baisser la consommation dès janvier, et donc les prix... 

Première assemblée générale aujourd'hui pour Topco, la nouvelle holding qui rassemble la filière nucléaire française. Détenu à 70% par le CEA, Topco rassemble le nucléaire de Framatome et Cogema, mais aussi des activités technologiques autour de FCI, la branche connectique de Framatome, rappelle La Tribune. L'ensemble emploie 50.000 personnes, pour 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires (60% dans le nucléaire). 

Bientôt un nouveau groupe dans la chimie, annoncent Les Echos. Il est en train de se constituer sous la houlette du fonds d'investissement scandinave Industri Kapital. Il rassemblera trois entreprises de chimie de spécialités : Kemira, Dynea, et Sydsvenska Kemi, pour un chiffre d'affaires global de 4,3 milliards d'euros, ce qui le mettra au niveau d'un groupe comme Ciba Spécialités chimiques. 

Kraft a de nouveau de l'appétit, 9 mois après avoir acheté Nabisco pour près de 15 milliards de dollars : le groupe de l'agro-alimentaire vise de nouvelles acquisitions, dans les domaines des aliments de santé, des snacks et des boissons, rapporte le Financial Times

Le Brésil a fait plier Roche. Le laboratoire pharmaceutique suisse a accepté de baisser de 40% le prix d'un antiviral utilisé contre le sida. C'est la deuxième victoire de ce type d'un pays en voie de développement, après le retrait de la plainte de 39 laboratoires contre l'Afrique du Sud, note La Tribune. 

Automobile : bataille en vue sur les petits modèles. Citroën, Ford et Volkswagen vont présenter au salon de Francfort leurs nouvelles petites voitures, qui vont concurrencer la 206 (n°1 en Europe de l'ouest), la Fiat Punto, l'Opel Corsa et la Clio. Ce segment de marché représente un tiers des ventes en Europe de l'ouest, et il progresse, indique La Tribune. 

Téléphonie mobile : DoCoMo persiste et signe. L'opérateur japonais lancera bien ses services de téléphonie de troisième génération en octobre. Un test lancé en mai dernier avait révélé plusieurs problèmes : connexions peu fiables, des bugs dans les logiciels, et des batteries à la durée de vie trop courte. Mais DoCoMo affirme que ces difficultés seront résolues pour octobre. Le lancement, le 1er de la technologie W-CDMA, sera observé attentivement par les opérateurs européens et américains, dont les projets de téléphonie 3G sont empêtrés dans des problèmes techniques et financiers, rappelle le Financial Times. 

Terminons par une sombre affaire d'espionnage dans le shampoing. Des responsables de Procter & Gamble ont fait appel à une société d'intelligence économique pour surveiller leur concurrent dans les produits capillaires chez Unilever. Un succès : les James Bond du shampoing ont ramené des plan précis de lancement de produits volés chez Unilever ! Le patron de P & G, mis au courant, n'a pas aimé la méthode, et a prévenu son homologue chez Unilever, en promettant de ne pas utiliser ces renseignements précieux... Les deux groupes négocient un accord à l'amiable. C'est dans Les Echos. 

A demain !

 
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