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Sécurité, ciblage publicitaire... Facebook admet traquer les déplacements de ses utilisateurs

Dans une lettre, Facebook confirme qu'il collecte les données de géolocalisation de ses utilisateurs pour des raisons de sécurité ou de ciblage publicitaire. Pour une partie des parlementaires américains, il serait temps d'adopter des lois pour punir ces comportements.  
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Sécurité, ciblage publicitaire... Facebook admet traquer les déplacements de ses utilisateurs
Sécurité, ciblage publicitaire... Facebook admet traquer les déplacements de ses utilisateurs © Unsplash/Kon Karampelas

Facebook admet qu'il collecte des informations sur le lieu où se trouvent ses utilisateurs même si leur service de géolocalisation est désactivé, dans une lettre publiée sur Twitter le 17 décembre 2019 par une journaliste du média américain The Hill. La firme se justifie en avançant deux arguments : la sécurité et le ciblage publicitaire.


Cette lettre fait suite aux inquiétudes soulevées par Chris Coons, sénateur démocrate, et Josh Hawley, élu républicain. Ils avaient écrit au géant américain en novembre 2019 pour lui demander des comptes sur la façon dont il collecte les données de localisation des internautes.

 

L'utilisation de l'adresse IP

La réponse de Facebook a le mérite d'être très claire. Le réseau social avoue collecter constamment les données de géolocalisation de ses utilisateurs. Quand ils désactivent ce service, Facebook va alors utiliser les adresses IP des internautes mais précise qu'il s'arrête au niveau de la ville ou du code postal sans chercher à être plus précis. La firme admet également qu'elle utilise les indications présentes dans les photos postées pour localiser ses abonnés.

 

La collecte de ces informations poursuit plusieurs buts. Facebook utilise ces données pour faire du ciblage publicitaire, activité au cœur de son modèle économique. "Cela nous aide à mettre en avant des contenus plus appropriés et à améliorer la publicité", peut-on lire dans la lettre. Par ailleurs, la firme explique que ces données permettent de lutter contre les usurpations d'identité et les fausses informations.

 

Une Cnil américaine ?

"Le Congrès doit agir", alerte Josh Hawley sur Twitter suite à la réponse du réseau social. Il se dit très soucieux pour l'avenir des données personnelles qui peuvent être récoltées même si les utilisateurs désactivent les services concernées. "Il n'y a pas opting-out", conclut-il.

 

Pour l'instant, seuls la Californie et le Nevada ont adopté un texte visant à protéger plus largement les citoyens américains face aux géants technologiques. Pour certains parlementaires américains, ces RGPD ne suffisent pas pour réellement défendre les données personnelles. Deux élues démocrates de la chambre des représentants aux Etats-Unis, Anna Eshoo et Zoe Lofren, ont déposé une proposition de loi début novembre 2019 pour exiger l'instauration d'une Cnil américaine pour protéger efficacement la vie privée des internautes.

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