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Sécurité : deux boîtiers signés Check Point et Sophos

Chassé-croisé dans le petit monde de la sécurité. Très présent dans les grands comptes, le constructeur israélien Check Point vient de dévoiler une appliance « tout-en-un » destinée aux PME. Pour son concurrent britannique Sophos, c'est l'inverse. Il cher
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Sécurité : deux boîtiers signés Check Point et Sophos
Sécurité : deux boîtiers signés Check Point et Sophos

Trois mois après le rachat de l'activité matérielle de Nokia dans la sécurité, Check Point Software vient d'ajouter un boîtier à sa gamme d'appliances multi-fonctions UTM-1 Total Security, destinée aux PME de moins de 75 utilisateurs et aux sites distants des grandes entreprises. Ce nouveau boîtier UTM (pour « Unified Threat Management ») répond au doux nom d'UTM-1 130. Il embarque un pare-feu, un réseau privé virtuel (VPN), un système de prévention des intrusions, un anti-virus, un anti-spyware et des outils de filtrage d'URL et de sécurisation de la messagerie. Le tout dans un boîtier « aussi peu encombrant qu'un PC », affirme Check Point. Et pour une facture qui ne devrait pas excéder 3 000 euros.

Peu disert sur ce qui différencie le nouveau né de ses aînés, le constructeur - qui a lancé ses premiers boîtiers UTM Safe@Office pour les PME dès 2003 - fait valoir un système d'administration centralisé (avec les solutions SmartCenter et Provider-1), des mises à jour de sécurité complètes et des débits de 400 Mbps pour le pare-feu (contre de 1,1 à 4,5 Gbps pour les versions supérieures), ainsi qu'un support client allant jusqu'à trois ans.

L'appliance de messagerie de Sophos monte en gamme

De son côté, Sophos, qui a lancé en 2007 un boîtier ES1000 de protection des passerelles de messageries pour les entreprises de moins de 1000 collaborateurs, a présenté en fin de semaine dernière les boîtiers ES5000 et ES8000, deux déclinaisons de son appliance faites sur mesure pour les très grands comptes. D'après Sophos, ces deux boîtiers ont des capacités respectives de traitement de 9 et 13 millions de messages par jour. Une fonctionnalité de clustering - qui permet d'associer plusieurs appliances de messagerie se partageant la charge de traitement des messages - leur permettrait en outre de « répondre à des besoins de traitement allant jusqu'à 130 millions de messages par jour ».

Une montée en gamme qui promet de placer Sophos en concurrence frontale avec Check Point et d'autres spécialistes des relais sécurisés de messagerie comme IronPort, racheté par Cisco fin 2007 pour 830 millions de dollars, ou Secure Computing, qui s'est offert CipherTrust, un pionnier du genre, en 2006 avant d'être lui-même racheté par McAfee en 2008.

Christophe Dutheil

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