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SellFee, l’application qui permet de créer un site e-commerce sur le modèle d’un jeu vidéo

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Depuis quelques mois, la plateforme israélienne SellFee offre la possibilité de créer son magasin virtuel en s’amusant et en réglant un certain nombre de problèmes logistiques. L’idée est de ne pas dépenser d’argent pour faire de l’argent.

SellFee, l’application qui permet de créer un site e-commerce sur le modèle d’un jeu vidéo
SellFee, l’application qui permet de créer un site e-commerce sur le modèle d’un jeu vidéo © Sellfee

"L’argent, n’est rien qu’un jeu". C'est le slogan de SellFee. Tomer Warschauer Nuni est le fondateur de la start-up de Ra’anana, situé en banlieue de Tel-Aviv. Expert israélien des médias sociaux et du marketing, il compare sa start-up à "FarmVille pour l’e-commerce", faisant référence au jeu populaire de simulation agricole Zynga. Le site adopte tous les codes des jeux vidéo de plateforme dans une architecture très colorée, presque enfantine.
 

"Grâce au jeu, vous apprenez à créer un magasin, à ajouter une catégorie de produits, à choisir un logo, à déterminer votre marge bénéficiaire et à choisir un mode de paiement. Après cinq minutes de jeu, vous avez un magasin avec votre propre URL unique. Ensuite, vous pouvez faire des missions plus complexes, comme apporter du trafic sur votre site Web par le biais des médias sociaux. Toutes les actions et les outils marketing sont construits à l'intérieur du jeu." L’idée est de créer en s’amusant mais aussi de concurrencer Ebay ou les autres plateformes d’e-commerce qui peuvent être un “casse-tête pour l’utilisateur”.

 

Simplifier au maximum

 

Le concept derrière l'application est que vous ne devriez pas avoir à dépenser de l'argent pour faire de l'argent. Contrairement à la concurrence, SellFee est un guichet unique pour tout ce dont l'utilisateur a besoin pour démarrer une plateforme de commerce électronique. La jeune pousse élimine tous les obstacles et les dépenses typiques associés à l'ouverture d'un commerce de détail traditionnel.

Les coûts de propriété, de location, d’inventaire et d'entretien sont supprimés lorsque vous ouvrez un magasin avec SellFee. "En plus de tous les détails de développement et de gestion de contenu, vous devez trouver des produits à vendre, vous procurer ces produits et vous occuper de la logistique, des achats, de l'entreposage, de l'expédition et du service à la clientèle. Je voulais changer cela et rendre l'industrie accessible à tous”, confesse Tomer Warschauer Nuni.

 

Les fournisseurs, clé de voûte de l’application

SellFee ne fait pas payer l’utilisateur, elle s'occupe à la fois de l'expédition directe et du service à la clientèle. Elle se rémunère, par commission, sur des fournisseurs qu’elle a elle-même sélectionnés. 12 grossistes fournissent la plupart des articles (environ 150 000). 50 000 sont ravitaillés par une vingtaine de petits détaillants. Un vaste choix mis à disposition par Tomer Nuni qui, en quatorze ans, a pu nouer un réseau de qualité.

Les utilisateurs ne choisissent donc pas leurs fournisseurs mais plutôt le groupe de marchandises (par exemple "bijoux") et la sous-catégorie (par exemple "bagues de fiançailles"). "Dans un très proche avenir, les gens pourront facilement ajouter leurs propres produits à leurs magasins via SellFee (cette fonctionnalité est encore en mode développement)", confie le fondateur de SellFee. Il appartient ensuite au vendeur de mettre en valeur son magasin par le biais des réseaux sociaux comme Facebook, LinkedIn, Instagram, Twitter, et plus encore. Ils retirent de l'argent à tout moment via le compte PayPal avec lequel leur magasin est configuré.


Les utilisateurs peuvent gérer, mettre à niveau et réapprovisionner leur entreprise de n'importe où dans le monde. Les consommateurs profitent également de cette option d'accessibilité et de portabilité qui leur donne accès à une infinité de produits à acheter au niveau international. "Quelques milliers de magasins ont déjà été créés, bien que seuls les joueurs les plus déterminés et sérieux réussissent à générer des ventes et à faire de l'argent", nuance Tomer Warschauer Nuni. Les vendeurs sont bien des joueurs et l’argent, rien qu’un jeu.

 

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