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Semi-conducteurs: Intel finalise l’acquisition risquée d’Altera

Analyse Le numéro un mondial des semi-conducteurs Intel a finalisé le 28 décembre  le rachat d’Altera. Un aboutissement qui lui ouvre davantage le marché des datacenters. Avec des promesses mais aussi des risques.
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Semi-conducteurs: Intel finalise l’acquisition risquée d’Altera
Semi-conducteurs: Intel finalise l’acquisition risquée d’Altera © Josh Bancroft - Flickr - C.C.
Après le rachat de Freescale par NXP le 7 décembre 2015, c’est au tour de l’acquistion d’Altera par Intel d‘être finalisée le 28 décembre 2015. Le numéro un mondial des semi-conducteurs réussit ainsi à mettre la main sur l’un des deux gros fournisseurs de circuits logiques programmables au monde aux cotés de Xilinx. La voie est désormais ouverte pour ses projets de développement dans les puces pour équipements de datacenter.
 
 
Premier résultat de ce rapprochement prévu au premier trimestre 2016
Altera, une société de 2600 personnes et 1,9 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2014, va se fondre dans un groupe de 100 000 personnes et 55 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Elle forme désormais l’entité Programmable Solutions Group d’Intel sous la direction de Dan Mc Namara, ancien patron des produits d’Altera pour l’embarqué. Elle a pour mission de travailler avec les divisions Datacenters et Internet des objets du groupe pour proposer des solutions combinant processeur générique d’Intel et circuit logique programmable d’Altera. La première solution sous la forme de deux composants appareillés est prévue au premier trimestre 2016.
 
Intel place beaucoup d’espoirs dans cette acquisition. En échec dans les mobiles et face au déclin des PC, le groupe de Santa Clara mise sur le marché des datacenters et de l'Internet des objets pour se remettre sur la voie de la croissance et regonfler ses marges. Or la loi de Moore tend à patiner. Les circuits logiques programmables sont vus comme la solution providentielle pour accélérer les traitements dans les centres de données. Selon Intel, ils devraient trouver place dans 30% des équipements dans ce domaine en 2020.
 
Risque d'échec d'intégration
Mais Intel prend de sérieux risques. D’abord, l’opération lui coute 16,7 milliards de dollars. C’est la troisième transaction la plus chère de l’année dans le secteur, après le rachat de Broadcom par Avago Technologies (37 milliards de dollars) et l’absorption de SanDisk par Western Digital (19 milliards de dollars). Ensuite, Intel devra réussir l’intégration d’Altera, ce qui n’est pas acquis d’avance compte tenu de ses échecs par le passé. Enfin, d’autres technologies pourraient faire irruption pour pallier la fin de la loi de Moore.
 
Il faudra attendre quelques années pour voir si Intel aura ou non réussi son pari.

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