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Semiconducteurs : L’allemand X-Fab l'emporte sur le chinois SMIC pour la reprise d'Altis

Le fondeur allemand de semiconducteurs X-Fab reprend le français Altis Semiconductor. Il a été choisi aux dépens du chinois SMIC.
mis à jour le 03 octobre 2016 à 18H12
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Semiconducteurs : L’allemand X-Fab l'emporte sur le chinois SMIC pour la reprise d'Altis
Semiconducteurs : L’allemand X-Fab l'emporte sur le chinois SMIC pour la reprise d'Altis © Google Maps

Altis Semiconductor devient X-Fab France. En redressement judiciaire depuis le 4 août 2016, le fondeur français de semiconducteurs est repris par l’allemand X-Fab. C’est le choix du tribunal de commerce de Paris lors de l’audience du 30 septembre 2016. Le tribunal a donc rejeté la demande de Yazid Sabeg, président de CS (ex-Compagnie des Signaux) et propriétaire à 57% de l'entreprise, de reporter l’audience de 10 jours en vue de la présentation d’un plan de continuation d’activité.

 

Maintien de l'emploi

Le choix du tribunal n’est pas une surprise. L’offre de reprise de X-Fab avait les faveurs de presque tout le monde (syndicats, administrateurs judiciaires, Bercy, etc.) sur celle du chinois SMIC. "Les deux offres étaient comparables en termes d’engagements, explique Hervé Judith, délégué CFTC. Celle de X-Fab avait l’avantage d’être ferme, tandis que celle de SMIC présentait des conditions suspensives. On ne pouvait pas se permettre d’attendre jusqu’au 6 novembre pour savoir si elles seraient confirmées ou non par le conseil d’administration de SMIC. En plus, l’offre de X-Fab était soutenue par l’Etat français."

 

X-Fab s’engage à reprendre tout le personnel (965 personnes), à maintenir tous les CDI (environ 800 personnes) pendant 5 ans en cas de baisse des commandes et à investir 100 millions d’euros en 10 ans pour mettre à niveau l’outil de production et l’infrastructure technique associée (électricité, gaz, produits chimiques, etc.). Son offre prévoit aussi le transfert à Altis Semiconductor d’une technologie de fabrication de circuits en gravure de 180 nanomètres dédiés aux applications automobiles.

 

Diversification de clientèle

"Nous allons prendre un nouveau départ, se félicite Jean-Paul Baeyaert, délégué CFE CGG. Avec le transfert de technologie de X-Fab, nous allons dépendre moins des mobiles, un marché volatile et compliqué, et nous développer dans l’automobile, un marché plus stable et prometteur avec le développement de la voiture connectée."

 

Jusqu’ici, Altis Semiconductor tirait 70% de son chiffre d’affaires de circuits radiofréquences destinés aux mobiles pour un seul client : GlobalFoundries, qui a repris l’activité microélectronique d’IBM en juillet 2015. Avec l’appui de X-Fab, il va pouvoir diversifier sa clientèle et ses marchés.

 

Yazid Sabeg sur la touche

Yazid Sabeg sort comme le grand perdant. L’ancien ministre de la diversité du temps où Nicolas Sarkozy était Président de la République avait repris Altis Semiconductor en 2010 à IBM et Infineon Technologies, en s’associant au fonds d'investissement qatari Diar. Faute d’avoir réagi à temps, il perd sa mise et sort complètement de la société. Ceci devrait se traduire bientôt par un changement de la direction.

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