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Semiconducteurs : la Chine a triplé sa production de circuits intégrés en 5 ans

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Étude Selon Digitimes Research, la production de circuits intégrés électroniques en Chine  a triplé en 5 ans passant  de 21 milliards de dollars en 2010 à près de 58 milliards de dollars en 2015. Le pays devrait compter plus de 1000 sociétés fabless à la fin de 2020.

Semiconducteurs : la Chine a triplé sa production de circuits intégrés en 5 ans
Semiconducteurs : la Chine a triplé sa production de circuits intégrés en 5 ans © © 2015 Micron Technology, Inc.

La Chine avance à grands pas dans les semiconducteurs. Selon Digitimes Research, sa production de circuits intégrés électroniques a augmenté de 19,1% par an en moyenne sur les cinq dernières années, passant de 21 milliards de dollars en 2010 à près de 58 milliards de dollars en 2015. Soit presque un triplement en 5 ans. Et elle devrait croitre de 15% en 2016 pour atteindre 66,6 milliards de dollars.

 

Pas d'acteurs chinois intégrés

Mais une part importante de cette production est réalisée par des acteurs non chinois : les fabricants coréens de mémoires Samsung et SK Hynix, le spécialiste américain des microprocesseurs Intel, et les fondeurs taïwanais TSMC et UMC.

 

La Chine ne dispose pas encore d’acteurs intégrés maitrisant à la fois la conception et la fabrication de leurs circuits intégrés. Le pays semble privilégier le développement dans deux directions : les services de fonderie de semiconducteurs (fabrication en sous-traitance), et le développement de circuits intégrés sur un modèle fabless.

 

Les sociétés fabless pillulent

Selon Digitimes Research, la production chinoise de circuits intégrés de sociétés fabless a bondi de 30,3% par an en moyenne sur les cinq dernières années, passant de 5,7 milliards de dollars en 2010 à 21,3 milliards de dollars en 2015. Selon IC Insights, seules deux sociétés chinoises fabless dépassent le milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2015 : HiSilicon Technologies (3,3 milliards de dollars), le bras armé de Huawei dans les semiconducteurs, et Spreadtrum Communications (1,4 milliard de dollars), l’une des sociétés du conglomérat Tsinghua Unigroup.

 

Les acteurs fabless, qui se contentent de concevoir leurs circuits intégrés et d’en sous-traiter la fabrication auprès de fondeurs, se multiplient en Chine, constituant le principal moteur de développement du pays dans les semiconducteurs. Selon Digitimes Research, leur nombre devrait dépasser les 1000 au terme du 13e plan quinquennal (2016-2020) de Pékin.

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