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Semiconducteurs : MediaTek presse Taipei d’autoriser les investissements chinois

Vu ailleurs Le numéro un taiwanais des puces électroniques MediaTek réclame une levée des restrictions des investissements chinois dans les entreprises de l’île. Il en va de l’avenir de l’industrie high-tech du pays.
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Semiconducteurs : MediaTek presse Taipei d’autoriser les investissements chinois
MediaTek, chef de file des semiconducteurs taïwanais © D.R. - MediaTek

La pression sur le gouvernement taïwanais pour la levée des restrictions qui frappent les investissements chinois dans l’industrie des semiconducteurs de Taïwan s’accentue. Après Acer, le premier constructeur informatique du l’ile, c’est au tour de MediaTek, le champion local des puces électroniques, de monter au créneau et demander à Taipei d’autoriser les chinois à investir dans les sociétés taiwanaises de circuits intégrés. C'est-ce que révèle Focus Taiwan.

 

Des raisons de sécurité nationale

Dans l’état actuel de la règlementation, les chinois peuvent entrer dans le capital de sociétés taïwanaises de test et packaging de puces électroniques sans en prendre le contrôle. C’est-ce que Tsinghua Unigroup, fer de lance de l’offensive de Pékin dans les semiconducteurs, a fait en achetant 25% du capital de Powertech Technology pour 600 millions de dollars. Mais pas dans des sociétés taïwanaises qui réalisent et vendent des circuits intégrés. Cette interdiction en vigueur depuis 50 ans est justifiée par des raisons de sécurité de nationale.

 

"Taïwan ne peut plus se permettre d’ignorer le marché des circuits intégrés en Chine, estime Tsai Ming-Kai, patron de MediaTek, dans les propos rapportés par Focus Taïwan. Nous avons besoin de nouer des partenariats stratégiques avec des investisseurs chinois pour accéder plus facilement à ce marché devenu énorme et en forte croissance."

 

Les taïwanais de plus en plus isolés

Des paroles qui ont du poids. Avec le mouvement de consolidation sans précédent qu’a connu l’industrie des semiconducteurs en 2015, les acteurs taïwanais se sentent de plus en plus isolés. Face à des mastodontes comme les américains Intel, Qualcomm et Broadcom, ou le coréen Samsung, ils tendent à patiner, voire à reculer.

 

MediaTek a beau être le numéro deux mondial des puces pour mobiles, derrière l’indétrônable Qualcomm. Il pâtît des restrictions de Taïwan envers la Chine. En 2015, il  a vu son chiffre d’affaires chuter de 5,2% à 6,6 milliards de dollars et son bénéficie net fondre de 44% à 800 millions de dollars.  Il pourrait trouver dans une alliance avec Tsinghua Unigroup l’occasion de rebondir.

 

Le groupe chinois a deux propositions sur la table. La première consiste à prendre une participation de l’ordre de 25% dans son capital, de quoi lui donner les moyens de booster ses capacités de R&D et son réseau commercial. La seconde vise à le fusionner avec ses deux entreprises dans les circuits intégrés, Spreadtrum et RDA Microelectronics, de façon à créer un acteur capable de mieux rivaliser avec Qualcomm, Intel, Broadcom et autre Samsung.

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