Shadow veut s’attaquer au marché B2B avec son offre de "PC dans le cloud"

L’entreprise française de “cloud computing” a dévoilé sa nouvelle gamme de produits à destination des professionnels au détour d’une conférence de presse, l’occasion de détailler sa vision stratégique pour les prochains moins et faire le point sur ses nouvelles offres. 

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Shadow veut s’attaquer au marché B2B avec son offre de

L’ambition de Shadow est toujours la même : "faire tomber les barrières technologiques et mettre la puissance informatique et les logiciels performants à la portée de tous”, a déclaré son co-fondateur, Stéphane Héliot, à l’occasion d’une conférence de presse mercredi 23 novembre.

Ce n’est pas par pur hasard que nous vous accueillons aujourd’hui à quelques jours du Black Friday”, a glissé Sébastien Kaiser, directeur de la stratégie et du développement, aux personnes présentes. Et d’ajouter : “N’achetez pas de nouveau PC, gardez celui que vous avez et boostez-le avec Shadow”.

Mais l’entreprise, dont la technologie permet en effet d’avoir accès à la puissance d’un ordinateur haut de gamme depuis n’importe quel appareil, compte désormais s’attaquer au marché du B2B. "Nous offrirons des ressources GPU à la demande", a-t-il annoncé, s’engageant à "un prix prévisible et sans surprise sur la facture".

Un nouvel outil

Shadow a ainsi dévoilé mercredi sa nouvelle offre à destination des professionnels : Shadow Business Solutions. Proposée entre 59 et 139 euros par mois, en fonction des configurations souscrites, cette solution proposera un nouvel outil, Shadow Business Manager, permettant au département IT d’une entreprise de gérer les machines virtuelles Shadow dont bénéficie le client. La première version sera disponible le 5 prochaines et de nouvelles fonctionnalités sont déjà dans les tuyaux, comme la gestion des accès et des sauvegardes, a précisé Sébastien Kaiser.

Ce ne sera pas la première fois, néanmoins, que Shadow met sa technologie à disposition d’une entreprise, à en croire le témoignage de Wouter Van Vugt, en charge de la communication chez Bandai Namco, dont le jeu Elden Ring a pu profiter des solutions de Shadow pour sa diffusion aux journalistes. “Quand nous essayons de mettre nos jeux entre les mains des journalistes avant leur sortie, c’est très compliqué”, a-t-il expliqué. Shadow aurait ainsi permis de faire profiter de l’expérience sans compromis du jeu vidéo à ces derniers, peu importe où il se trouve et peu importe le matériel à leur disposition.

L’entreprise revendique déjà des “douzaines” de clients professionnels et pourrait même faire son entrée dans les établissements scolaires et les universités. “Nous savons que les étudiants et les universités luttent contre l’obsolescence du matériel. Notre solution apporte flexibilité, puissance et stockage sur tous les appareils déjà déployés”, a indiqué Sébastien Kaiser, faisant état de “discussions” avec la région Île-de-France à ce sujet.

Un partenaire de choix

La conférence de presse a également été l’occasion de mettre en lumière une “réussite majeure” de l’entreprise, qui vient tout juste de finir la migration de ses serveurs dans les datacenters d’OVHcloud. Cela permet à Shadow d’être présent à la fois en Europe et en Amérique du Nord et de faire face à son plus grand “ennemi”, la “latence”, a expliqué Éric Sèle, son PDG.

La start-up de cloud gaming, qui s’appelait alors Blade, a été rachetée par Octave Klaba, le fondateur d'OVHcloud, en avril 2021, à la suite de son placement en redressement judiciaire. Octave Klaba siège à la tête du conseil d’administration de Shadow.

Un partenaire privilégié dont se félicite aujourd’hui l’entreprise, qui bénéficie ainsi des engagements environnementaux d’OVHcloud et des mesures mises en place pour réduire l’empreinte de ses infrastructures, comme le water cooling de ses serveurs et la réutilisation circulaire de son hardware.

Ambition internationale

"Nous souhaitons créer un leader européen souverain dans les services collaboratifs basés sur le cloud" a souligné le patron de Shadow, pas juste "enrichir un PC". L’entreprise continue ainsi de s’étendre à l’international, et a annoncé le déploiement de ses services en Espagne à partir du 7 décembre prochain. Le pays rejoint ainsi les États-Unis, le Canada, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, la Suisse, le Luxembourg, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, l’Italie, la Suède et le Danemark.

"C’est juste le début de notre périple”, a précisé Éric Sèle, alors que l’entreprise, qui revendique désormais “20 millions” d'euros de chiffre d’affaires, planche à de nouvelles solutions de visioconférence, de chat et d’email. Pour ce faire, l’entreprise compte également s’associer à d’autres acteurs européens, à l'image de son partenariat avec Nextcloud, un éditeur de solutions de stockage allemand, qui a permis de développer son nouveau produit, Shadow Drive, désormais disponible en Europe.

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