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Sharp tarde à récolter les fruits de son redressement

Actus Reuters Sharp a annoncé ce 19 janvier qu'il était probable qu'il n'atteigne pas son objectif annuel de bénéfice net en raison des effets sur ses marges de la concurrence féroce d'autres sociétés asiatiques dans les écrans et les téléviseurs.
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La montée en puissance d'acteurs asiatiques low cost perturbe le plan de redressement de Sharp. La chute du yen a en outre sapé les résultats dégagés des biens fabriqués à l'étranger et réimportés au Japon. Résultat : Sharp ne s'attend pas à atteindre l'objectif annuel de bénéfice net qu'il s'était fixé, soit 30 milliards de yens (221 millions d'euros) sur l'exercice 2014-2015 clos le 31 mars prochain. Dans la mesure où Sharp doit publier le 3 février ses comptes du trimestre clos au 31 décembre, il n'a pas donné de nouvel objectif de bénéfice net. L'action a clôturé en baisse de 8,73%, alors que la Bourse de Tokyo a elle gagné 0,89%.

pression tarifaire

Les investisseurs espéraient jusque là que la hausse des ventes d'écrans à des fabricants de smartphones tels que le chinois Xiaomi pourrait soutenir un groupe qui a passé des années à se restructurer. Il y a 12 jours, le président de Sharp avait déjà que le groupe aurait du mal à atteindre ses prévisions de bénéfice en raison de la pression tarifaire dans les dalles.

Sharp a supprimé ces dernières années des milliers d'emplois et mis un terme aux opérations non rentables comme la production de panneaux solaires en Europe afin d'assainir ses finances. Il a bénéficié d'un crédit de 4,4 milliards de dollars de ses banques, augmenté son capital et bénéficié d'investissements de Samsung Electronics et de Qualcomm.

Un peu auparavant, le quotidien Nikkei avait dit que Sharp pourrait afficher une perte nette de "plusieurs dizaines de milliards de yens", en raison également d'une charge exceptionnelle. Sharp a subi une perte combinée de l'ordre de huit milliards de dollars sur deux exercices jusqu'au 1er avril 2013 avant que ses mesures de restructuration lui permette de revenir dans le vert lors du dernier exercice fiscal écoulé.

Avec Reuters (Reiji Murai et Edwina Gibbs, Benoît Van Overstraeten et Wilfrid Exbrayat)

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