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Showroomprivé chute : "les conditions de marché sont très difficiles", justifie le co-fondateur Thierry Petit

Entretien Les dirigeants de Showroomprivé ont sorti leurs plus beaux sourires pour accueillir le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, venu sonner ce 30 octobre au matin la cloche de l'introduction à la Bourse de Paris du site de déstockage en ligne. Mais rien ne s'est passé comme prévu... Thierry Petit, co-fondateur du groupe revient sur ce lancement qui reste un événement majeur pour le numérique français.

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Showroomprivé chute : les conditions de marché sont très difficiles, justifie le co-fondateur Thierry Petit
Thierry Petit, co-fondateur de Showroomprivé. © showroomprive.com

L'Usine Digitale - Vous avez choisi la prudence, en décidant d'un prix d'introduction en Bourse dans la fourchette basse des estimations, à 19,50 euros. Pourtant, 10 minutes après l'ouverture des cotations, vos actions perdaient 10% de leur valeur. Comme Deezer, qui a décidé d'annuler son entrée en Bourse le 27 octobre, vous vous frottez à des investisseurs frileux ?

 

Notre Dossier : Deezer en bourse, la fausse note qui en dit long

 

Thierry Petit - Les conditions sur le marché sont très difficiles aujourd'hui. Une dizaine d'introductions en Bourse ont été annulées depuis septembre, et de nombreuses entreprises ont revu leurs ambitions à la baisse. Les investisseurs sont méfiants et leurs exigences sont donc très fortes. Mais ils ont choisi de nous faire confiance, car notre modèle de croissance rentable [l'entreprise fait des bénéfices depuis sa création, ndlr] les a convaincu.

 

Nous n'avons pas eu de mal à remplir notre carnet d'ordres et sommes satisfaits de faire partie des rares introductions en Bourse qui ont abouti depuis septembre 2015. Avec 660 millions d'euros collectés, c'est tout de même la plus grosse opération boursière qui a eu lieu en France depuis 2006 !

 

Sentez-vous déjà sur vos épaules la pression des investisseurs mécontents ?

 

Pas du tout : ces variations à court terme n'ont que peu d'importance : la Fnac avait loupé son introduction en Bourse, aujourd'hui, le groupe se porte très bien. Nous avons une vision de long terme, détachée des fluctuations irrationnelles de la valeur des actions. Et nous détenons plus de 50% des droits de vote et plus de 40% du capital de showroomprive.com, notre politique ne sera pas dictée par les marchés.

 

Le numéro un mondial du secteur du déstockage sur Internet, le chinois Vipshop Holding, a acheté 30 millions d'euros d'actions showroomprive.com. Est-ce pour vous une première approche du marché asiatique ?

 

Non, nous ne comptons pas nous lancer sur le marché asiatique. Mais nous avons des synergies avec Vipshop Holding. Ils ont désormais une place à notre board d'actionnaires et nous pourrons partager avec eux les bonnes pratiques du secteur.

 

Comptez-vous utiliser les fonds levés pour conquérir de nouvelles régions du monde, comme les Etats-Unis, malgré l'échec de votre principal concurrent européen Venteprivee.com dans le pays ?

 

Nous voulons vraiment nous focaliser sur l'Europe pour le moment. Il reste encore un gros travail à accomplir, la marge de croissance potentielle du nombre d'utilisateurs est encore très forte : le marché est sous pénétré, seules 10% des ventes sont réalisées en ligne dans le secteur de la mode, 6% en France, 3% en Espagne et 2% en Italie ! Nous sommes pragmatiques et n'hésiterons pas, si c'est pertinent, à participer à la consolidation du marché en rachetant des entreprises européennes.

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