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Signal Arnaques contrecarre les plans des escrocs du net

Depuis 2014, la plateforme collaborative Signal-Arnaques.com se veut être un outil préventif pour les internautes craignant une tromperie en ligne. Avec 1 million d’utilisateurs, le site a voulu aller plus loin en donnant naissance à ScamDoc.com. Ce second outil informe en amont d’une arnaque éventuelle en indiquant un indice de confiance des sites consultés.
mis à jour le 23 septembre 2021 à 08H45
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Signal Arnaques contrecarre les plans des escrocs du net
Signal Arnaques contrecarre les plans des escrocs du net

Référencer les arnaques en ligne pour éviter que d’autres ne se laissent abuser reste l’objectif principal de Signal-Arnaques.com. Après avoir lancé un site de petites annonces en ligne en 2013, Anthony Legros, fondateur de la société Hérétic, basée à Troyes (Aube), a constaté l’usage abusif que pouvait en faire certains internautes peu recommandables.

"On pouvait bloquer les IP mais les arnaqueurs ont d’autres astuces et utilisent des VPN pour passer les sécurités basiques. C’est de là qu’est née l’idée de Signal Arnaques." Filiale de son entreprise, la plateforme a ouvert en 2014 et débuté avec le référencement des arnaqueurs présents sur son site d’annonces en indiquant les textes malhonnêtes et les coordonnées prétendues des escrocs. "Quand on a un doute sur un site, on tape un nom ou un numéro de téléphone sur un moteur de recherche et s’il est malveillant, notre site remonte."

475 000 arnaques référencées
Peu à peu les utilisateurs ont commencé à partager à leur tour leurs mauvaises expériences. Aujourd’hui 12 catégories sont répertoriées sur Signal-Arnaques.com, que les indélicats agissent sur des sites d’annonces en ligne, de rencontres, les réseaux sociaux, à travers Paypal, des sites de loterie ou d’emploi mais aussi par téléphone. "La plateforme est préventive pour éviter les arnaques, pas pour les bloquer."

Au total, 475 000 arnaques y sont référencées, agrémentées par un million d’utilisateurs chaque mois au profil varié en fonction du type d’arnaques. "Il arrive que des autorités requièrent nos services pour identifier une arnaque et les victimes." Une escroquerie en particulier a le vent en poupe depuis le mois de septembre dernier : Usurper l’identité des forces de l’ordre en tant que brigade des mineurs pour faire payer une amende à cause d’images contestables diffusées. "La cybercriminalité se développe et les autorités se retrouvent débordées."

Mieux vaut prévenir que guérir
Pour informer les utilisateurs du web en amont d’une arnaque et ainsi prévenir plutôt qu’alerter, Anthony Legros et ses équipes ont imaginé ScamDoc.com. "Il suffit de rentrer l’adresse d’un site internet pour connaitre son indice de confiance." Entre 300 000 et 500 000 personnes y ont recours chaque mois. L’algorithme a été imaginé à partir des informations signalées sur Signal-Arnaques.com tandis que le détail des données portant sur chaque site est issu du whois, carte d’identité inhérente à tout site internet.

"Nous donnons un accès simplifié à ces informations comme la localisation, le nom du propriétaire, le numéro de téléphone…" Fort de son succès, le fondateur des deux sites prévoit de développer les services afin de diversifier son chiffre d’affaires de 104 000 euros qui repose pour l’heure à 95% sur la publicité afin que cette part descende à 60%.

Ainsi, il envisage d’aider les internautes à retrouver leur argent, proposer des courriers types pour réagir ou encore inviter les internautes victimes d’une même arnaque à se retrouver dans un groupe privé pour échanger en toute confidentialité et envisager plus facilement des procédures communes. Le second axe de développement porte sur l’internationalisation. "La Belgique et le Canada profitent de notre site et montre leur intérêt. Nous l’avons rendu disponible en italien et en allemand tandis que l’espagnol est en cours. La finalité serait de dupliquer le modèle aux Etats-Unis."

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