Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Smag veut devenir un big acteur français du big data agricole

Smag, filiale du groupe coopératif Invivo, veut s’imposer comme  l’acteur de référence du big data agricole en France dans les prochaines années. Après avoir construit une plate-forme de traitement des données, il va produire de premiers services et indicateurs nourris au big data en 2018.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Smag veut devenir un big acteur français du big data agricole
Smag veut devenir un big acteur français du big data agricole © Smag

Capter "50% des données agricoles françaises" à l’horizon 2025 ! C’est l’objectif que se fixe la société Smag (compression de "Smart agriculture"), filiale numérique du groupe coopératif Invivo. Ambitieux, car des géants mondiaux du secteur ont le même appétit pour les données agricoles : les Monsanto (avec sa filiale Climate Corp), John Deere ou Dupont sont sur les rangs pour capter cette valeur. Le Français est encore un petit poucet, avec ses 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 (en croissance de 13% sur un an), mais il ne compte pas jouer les seconds rôles, en particulier sur ses terres. Il entend notamment construire un écosystème de partenaires via des API pour y parvenir.

 

Une plate-forme big data opérationnelle

Smag a patiemment construit son infrastructure technique ces derniers mois pour semer les graines de son offre big data.  Smag a investi plus d’un million d’euros dans sa plate-forme big data en 2016 en recrutant de nouveaux profils pluridisciplinaires. Cette année, il a versé environ 300 gigaoctets de données par jour dans son datalake : des données de terrain remontées par les 30 000 utilisateurs de ses solutions (ce qui représente un tiers de la surface agricole utile française), mais aussi des données externes, issues de couvre capteurs, de satellites… "En 2017 nous avons branché tous les tuyaux, bombardé le datalake de données, validé nos capacités d’analyse et nos modèles", résume Stéphane Marcel, le directeur général de Smag.. "2018 sera l’année de la mise en production : le big data va entrer dans le concret, et commencer à fournir des résultats. Notre plate-forme est prête à recenser, structurer, croiser les informations pour redonner de la valeur en retour à nos utilisateurs".

 

de premier indicateurs issus du big data

Des indicateurs issus du big data vont commencer à apparaitre dans les solutions opérationnelles de Smag. Les experts et techniciens des coopératives et négoces pourront notamment, avec l’outil Data Lab, visualiser des données utiles à leur activité et consulter des comparateurs spatio-temporels créés à partir de données anonymisées. Smag veut aussi mettre au point des modèles de rendement nourris de croisement de données massives. Il a déjà créé un premier indicateur de nouvelle génération, "Data crop", qui permet d’industrialiser les prévisions de rendement et de qualité des blés, pour mieux organiser les "itinéraires culturaux" (comme on dit dans le jargon) et plans de moissons. Il devrait décliner ce produit pour d’autres cultures comme le colza, l’orge et la betterave.

 

La société compte creuser ce sillon et mettre au point des solutions toujours plus prédictives dans un futur proche.  "Il faut passer d’un mode post-traumatique – comprendre ce qui n’a pas marché à des capacités de prédiction, en ayant la bonne info au bon moment", synthétise Stéphane Marcel. Il faudra pour réussir embarquer les acteurs de la filière dans cette révolution culturelle autant que technologique.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale