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Sodexo investit dans la foodtech en rachetant la start-up FoodChéri

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Sodexo, le géant de la restauration collective, a annoncé le 11 janvier prendre une participation majoritaire dans la start-up FoodChéri. Pépite de la foodtech, FoodChéri a développé un restaurant virtuel à destination des particuliers et des entreprises. La start-up compte renforcer son offre business et commencer son expansion en France grâce à cet investissement.

Sodexo investit dans la foodtech en rachetant la start-up FoodChéri
Sodexo investit dans la foodtech en rachetant la start-up FoodChéri © Fanny Marechal

Sodexo a annoncé le 11 janvier prendre une participation majoritaire dans le restaurant virtuel FoodChéri. Le groupe français Sodexo est l’un des plus gros fournisseurs mondiaux de services de restauration collective. Avec cet investissement, FoodChéri compte renforcer son offre aux entreprises et s’étendre en France. Pour le groupe, c’est l’opportunité de s’adapter aux nouveaux phénomènes de consommation et de s’engager dans le numérique.

 

“Le monde du travail exprime des besoins de flexibilité et de contraintes de temps lors des déjeuners. FoodChéri est une bonne réponse pour ces attentes spécifiques des consommateurs. Pour nous, c’est un levier pour renforcer l’offre qu’on apporte aux entreprises de taille moyenne ou petite”, explique à L’Usine Digitale Belen Moscoso del Prado, directrice digital et innovation à Sodexo.

 

Un acteur full-stack de la foodtech

La start-up gardera à la direction ses trois cofondateurs : le PDG Patrick Asdaghi, le directeur de la technologie David Ginat et la directrice des opérations Julia Vernin. Selon une source anonyme mentionnée par Les Échos, l’investissement de Sodexo se situerait entre 13 et 16 millions d’euros. “A ma connaissance, c’est la première prise de participation majoritaire par un industriel dans le secteur en France et en Europe”, déclare à Patrick Asdaghi. “On est sur un métier très particulier, on fait à la fois de la restauration, de la logistique et de la tech. Et on s’est rendu compte que pour pouvoir durer et grossir, il fallait s’adosser à un industriel.”

 

Créée en 2015, la start-up basée à Paris défend une alimentation “vertueuse” avec des ingrédients sains, issus de circuits courts et labellisés. FoodChéri compte aujourd’hui 70 collaborateurs et sert plus de 12 000 plats par semaine. A l’instar de ses concurrents Frichti ou Nestor, FoodChéri s’inscrit dans le segment “full-stack” de la foodtech en s’occupant de la fabrication, de la vente et de la distribution des repas servis.

 

Renforcer l’offre aux entreprises et étendre le périmètre d’action

FoodChéri dénombre déjà plus de 200 entreprises clientes et compte renforcer son offre aux sociétés grâce au soutien du géant cantinier Sodexo. “Le marché des entreprises est le lieu principal de consommation de nos produits”, justifie Patrick Asdaghi. “Sodexo a des forces commerciales très présentes sur les grands comptes et les PME. Ca va nous permettre d'accélérer notre acquisition client.”

 

Pour l’instant, le restaurant virtuel ne livre qu’à Paris et dans une quinzaine de villes de la petite couronne. D’ici 12 à 18 mois, l’entreprise espère commencer son expansion vers d’autres grandes villes françaises. La start-up songe à deux villes parmi Lille, Lyon ou Strasbourg. Courant 2018, l’entreprise troquera sa cuisine actuelle de 500 m² pour de nouveaux locaux de 2500 m² près de Rungis. D’ici 2 à 3 ans, la start-up aimerait pouvoir ainsi produire 30 000 repas quotidiens.

 

En cuisine, une tech pas si anodine

Pour FoodChéri, ces investissements serviront aussi à perfectionner la plate-forme numérique du restaurant virtuel. Un aspect loin d’être anodin comme le rappelle le PDG de l’entreprise : “Le coeur du réacteur est notre plate-forme de dispatch des commandes. Un algorithme calcule les tournées optimales en prenant différentes contraintes en considération : les créneaux de livraison souhaités, la taille du véhicule ou encore la taille de la commande. On y ajoutera bientôt les conditions climatiques.”

 

La start-up se dirige aussi vers une interface de plus en plus automatisée pour ses cartes. “Aujourd’hui il y a beaucoup de travail humain là-dessus et c’est nécessaire au début”, admet le cofondateur de FoodChéri. “Mais au bout d’un moment, vous devez être capable de générer un menu en fonction de la météo et du nombre de plats souhaités. Vous devez faire en sorte de ne pas répéter les mêmes plats sur une semaine et qu’ils soient cohérents les uns avec les autres.”

 

Une expertise technologique susceptible d’intéresser Sodexo. Le groupe espère que ce rachat permettra aussi de mettre en place des cocréations avec FoodChéri pour développer de nouveaux services.

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