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Sodexo parie sur le cloud hybride pour consolider son informatique et réduire les coûts

Cas d'école Depuis 5 ans, le groupe français de services Sodexo est engagé dans une transformation par le cloud. Objectif ? Réduire les coûts en consolidant son gigantesque informatique sur ses quatre datacenters centraux. Mais pour garder la main sur les applications sensibles, il a choisi l’option de cloud hybride.
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Sodexo parie sur le cloud hybride pour consolider son informatique et réduire les coûts
Sodexo parie sur le cloud hybride pour consolider son informatique et réduire les coûts © Orderinchaors - Wikimedia Commons

"Cloud First". C’est le slogan de Sodexo dans sa transformation informatique. Depuis 5 ans, le groupe français de services de la qualité de vie, qui emploie 420 000 personnes dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 19,8 milliards d’euros en 2015, est engagé dans une marche forcée vers le modèle d’informatique à la demande. "Nous avons défini comment aller vers le cloud de façon sécurisée, explique Bruno Hemon, CTO. Pour chaque nouvel investissement informatique, nous envisageons d’abord l’option cloud. C’est la règle."

 

Passage à Office 365, la messagerie cloud de Microsoft

La transformation a débuté avec le passage, pour certaines applications informatiques, vers des services en ligne (SaaS pour Software as a service) comme ceux de Cornerstone pour les ressources humaines, ceux d’Oracle pour la gestion de la relation client ou ceux de ZiGive pour les réseaux sociaux d’entreprise. Mais la plus grande migration porte sur la messagerie. Sodexo est en train d’abandonner petit à petit la solution traditionnelle Exchange de Microsoft, hébergée sur les serveurs internes, au profit du service cloud Office 365 du même éditeur. "Nous avons déjà déployé cette solution sur plus de 50 000 postes et le déploiement devrait atteindre 80 000 postes dans 6 à 9 mois", prévoit Bruno Hemon.

Depuis 3 ans, Sodexo s’attaque à l’infrastructure. Le groupe s’appuie sur quatre datacenters centraux : un en France, un au Royaume-Uni, un aux Etats-Unis et un Brésil. Et il dispose de dizaines et dizaines de petits centres de données locaux pour répondre à des besoins spécifiques dans les 80 pays où il est présent. L’objectif est de consolider cette gigantesque infrastructure sur les quatre datacenters centraux en remplaçant les datacenters locaux par des services de cloud  public IaaS (Infrastructure as a service) et PaaS (Platform as a service) chez deux principaux fournisseurs : Amazon Web Services et Microsoft. "Nous tenons à faire appel à au moins deux prestataires, confie le CTO. Nous voulons garder la flexibilité de choisir celui qui convient le mieux en fonction de l’endroit où nous opérons. Nous voulons aussi éviter de mettre tous nos œufs dans le même sac."

 

30 datacenters locaux fermés en 3 ans

En 3 ans, une trentaine de datacenters locaux ont ainsi été fermés, améliorant la qualité de services informatiques pour les utilisateurs tout en réduisant les coûts de 10 à 15%, selon Bruno Hemon. Et la trentaine de datacenters locaux restants sont voués à disparaitre aussi, sauf dans des pays exigeant la localisation des données, comme la Chine ou la Russie.

Dès le départ, Sodexo a fait le pari du cloud hybride combinant un cloud privé construit sur ses quatre datacenters centraux et du cloud public fourni par des prestataires globaux tels que Amazon Web Services et Microsoft. "Nous voulons bénéficier du meilleur des deux mondes et garder la flexibilité de passer sans couture de l’un à l’autre en fonction des besoins, justifie Bruno Hemon. Nous avons aussi des applications sensibles comme la finance ou les achats. Nous tenons à en garder la maîtrise en interne dans le cadre d’un cloud privé."

 

Investissement de plusieurs millions d'euros par an

Selon le CTO, le cloud public représente aujourd’hui 30 à 40% de l’informatique de l’entreprise et devrait passer à terme entre 60 et 70%. Sodexo est accompagné dans cette transformation par la division services de Microsoft. L’investissement se monte à plusieurs millions d’euros par an.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

2 commentaires

LOVITON
11/10/2016 14h41 - LOVITON

Bonjour, Je suis Responsable de Sites dans le sud de la France, et je suis fort surpris de votre article. Mes collègues et moi, pour utiliser les outils informatiques Sodexo au quotidien, pouvons vous assurer que nous sommes très loin du monde informatique idyllique que vous nous présentez. PC et logiciels obsolètes sur les sites, plantages incessants de l'intranet et des E-Outils sont notre lot de tous les jours, générant stress et heures supplémentaires pour l'Encadrement. Une majorité de PC ont plus de 5ans, et fonctionnent avec Windows XP et Office 97. On est très loin du modernisme et de la performance cité dans l'article....! Vous pouvez vérifier "sur le terrain" c'est à dire auprès des 47'000 collaborateurs de Sodexo en France dont plus de 45'000 sont sur des sites d'exploitation répartis sur tout le territoire métropolitain.

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Bruno HEMON
14/10/2016 18h04 - Bruno HEMON

L’ensemble des investissements évoqués dans l’article fait partie d’un programme visant à l’amélioration de la qualité de service rendu auprès des 450 000 employés de Sodexo dans le monde. La mise en œuvre de ce programme est en cours et l’ensemble des 40 000 sites dans le monde (dont plus de 4 000 en France) n’a pas encore la perception de ces améliorations. A la lecture de votre commentaire, votre site rencontrant des difficultés, la DSI va prendre contact avec vous afin d’analyser et traiter vos difficultés. Cordialement, Bruno Hemon, Group CTO, Sodexo

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