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Sonos accuse Google de lui avoir volé sa technologie multiroom

Vu ailleurs Aux Etats-Unis, Sonos traîne Google en justice pour violation de la propriété intellectuelle. Le fabricant américain d'enceintes connectées accuse le géant américain de lui avoir volé sa technologie qui permet aux enceintes de se connecter entre elles.
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Sonos accuse Google de lui avoir volé sa technologie multiroom
Sonos accuse Google de lui avoir volé sa technologie multiroom © Unsplash/Micha? Borowczyk

Sonos accuse Google de lui avoir volé certaines de ses technologies, rapporte le New York Times dans un article publié le 7 janvier 2020. Le spécialiste américaine des enceintes connectées a donc déposé un recours devant la cour fédérale de Los Angeles (Californie) pour la violation de cinq brevets dont la technologie qui permet aux enceintes de se connecter et de synchroniser. Dans les faits, le constructeur affirme que c'est une centaine de brevets qui ont été violés par Google. Sonos réclame des dommages et intérêts pour réparer cette faute.

 

S'ajoute à cette action, une plainte devant l'International Trade Commission (USITC), soit la Commission américaine au commerce international. Le fabricant américain exige, cette fois-ci, une interdiction de vente des enceintes, smartphones, ordinateurs portables de Google aux Etats-Unis.

 

De nombreuses similitudes

Sonos affirme que Google a profité de leur partenariat en 2013, qui a permis l'intégration de Google Play Music au sein des enceintes, pour récupérer des technologies propriétés du fabricant américain et les intégrer à ses produits Chromecast et Home. "Google a copié de manière flagrante et en connaissance de cause notre technologie brevetée dans la création de ses produits audio", a déclaré Patrick Spence, PDG de Sonos, à The Verge.

 

La plainte déposée devant le tribunal californien fait mention de nombreuses similitudes entre les nouvelles fonctionnalités et les nouveaux appareils de Google comme la synchronisation audio entre différentes enceintes, le réglage du volume ou encore la configuration du réseau sans fil. Parmi les produits incriminés, on trouve Chromecast, les Nest Mini, Nest Hub, Hub Max et WiFi, ainsi que les smartphones Pixel, la tablette Pixel Slate et les ordinateurs Pixelbook.

 

Google n'aurait pas apporté de réponse satisfaisante

Sonos indique avoir averti le géant technologique à maintes reprises de cette situation sans obtenir de réponse satisfaisante. "Google n'a montré aucune intention de travailler avec nous sur une solution équilibrée pour les deux parties", a regretté Patrick Spence.

 

Interrogé par nos confrères du New York Times, Google a réagi à ces accusations en affirmant qu'il avait eu de "nombreuses conversations avec Sonos concernant la propriété intellectuelle et nous sommes déçus que Sonos ait attaqué en justice plutôt que de continuer ces négociations de bonne foi". 

 

Amazon est également mis en accusation

Sonos accuse également Amazon mais n'a pas annoncé l'introduction d'une action de justice. Le constructeur affirme ne pas avoir voulu "affronter deux géants en même temps". Amazon a complètement nié ces accusations.

 

Cette nouvelle action en justice va plus loin qu'une simple violation de la propriété intellectuelle de Sonos. Elle montre une volonté de rompre avec les pratiques anti-concurrentielles des géants technologiques accusés d'écraser sans scrupules de plus petits acteurs qui tentent de se faire une place. 

 

Mais Sonos a plus d'un tour dans son sac et a acquis la start-up française Snips, en novembre 2019. Une opération de 37,5 millions de dollars qui pourrait lui permettre de concurrencer les assistants vocaux Amazon Alexa et Google Assistant notamment sur le volet "protection des données personnelles". En effet, la technologie de Snips privilégie un stockage local plutôt qu'un recours au cloud.

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