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Sony envisage de créer une coentreprise pour ses télévisions, comme il l'a fait pour les PC

Après 10 ans de pertes, l’activité télévision de Sony devrait repasser au vert cette année. Une occasion inouïe pour le géant japonais de l’électronique de régler durablement le problème de cette division. Solution envisagée ? Créer une coentreprise avec des partenaires. À l’instar de ce qu’il a fait dans les PC.
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Sony envisage de créer une coentreprise pour ses télévisions, comme il l'a fait pour les PC
Sony envisage de créer une coentreprise pour ses télévisions, comme il l'a fait pour les PC © Sony

C’est une année décisive pour la télévision de Sony. Le géant japonais de l’électronique semble enfin décidé à traiter les soucis récurrents de cette activité, qui plombe ses comptes depuis dix ans. Solution envisagée : son transfert à une coentreprise à créer avec des partenaires. À l’instar de ce qu’il a fait pour ses PC Vaio l’an dernier avec le fonds d’investissement Japan Industrial Partners. L’information a été dévoilée en catimini par Kenichiro Yoshida, le directeur financier, lors de la présentation des résultats provisoires du quatrième trimestre 2014.

Ce projet peut surprendre. Car après avoir cumulé près de 8 milliards de dollars de pertes en dix ans, l’activité télévision de Sony devrait passer au vert cette année. Pour l’exercice fiscal en cours à clôturer le 31 mars 2015, le groupe, dirigé par Kazuo Hirai, s’attend à ce qu’elle dégage un bénéfice d’exploitation de 110 millions de dollars, contre une perte d’exploitation de 217 millions de dollars lors de l’exercice précédent.

Retour à la 3e place mondiale des postes LCD

Avec 14,5 millions postes écoulés en 2014, Sony a d’ailleurs repris au chinois TCL sa troisième place mondiale dans la télévision LCD avec 6,6 % du marché selon le cabinet DisplaySearch, derrière Samsung (22,6 %) et LG (14,9 %). Pas de quoi pavoiser toutefois. "La télévision reste un marché difficile, avec une profitabilité très volatile", estime Kenichiro Yoshida. Cette convalescence reste fragile. Sony peut retomber dans le rouge.

C’est donc le moment ou jamais de mettre en place une solution durable sous la forme d’une coentreprise. Il est plus facile de trouver des partenaires (investisseurs financiers) quand la situation va bien que quand elle va mal. Le groupe espère empocher un beau chèque des partenaires associés dans la coentreprise.

Une activité emblématique

La télévision représente environ 10 % du chiffre d’affaires total du groupe estimé à 68,2 milliards de dollars pour l’exercice en cours. C’est peu. Mais c’est une activité emblématique pour Sony. C’est pourquoi ni Howard Stringer, ni son successeur Kazuo Hirai en 2012, n’ont osé y toucher, et ce malgré de lourdes pertes pendant dix années consécutives.

Kenichiro Yoshida confirme la stratégie "ni-ni" martelée à chaque réunion devant les investisseurs : ni vente, ni retrait. Ce qui laisse entendre que Sony a l’intention de conserver une part importante dans la future coentreprise. À la différence de ce qu’il a fait pour ses PC où il n’a gardé que 5 % de part dans la coentreprise Vaio Corporation qu’il a créée avec Japan Industrial Partners. La séparation en juillet 2014 de la télévision dans une société indépendante au nom de Sony Visual Products constitue une étape dans cette direction.

L’autre gros problème à régler concerne l’activité smartphones où Sony a revu à la baisse les ventes pour l’exercice en cours de 50 millions d'unités prévus au départ à 40 millions maintenant. Pour le moment, la priorité vise à contenir les pertes en réduisant les coûts d’exploitation, comme en témoigne le durcissement du plan de réduction des effectifs dans ce domaine avec la suppression de 2100 postes, au lieu de 1000 prévus au départ. Mais là encore, Kenichiro Yoshida n’a pas exclu la solution de coentreprise à long terme. Une chose est sûre : Sony n’est pas au bout de ses peines.

Ridha Loukil

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