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Spendesk lève 2 millions d'euros pour fluidifier (et mieux contrôler) les dépenses en entreprise

Levée de fonds Propulsée par le start-up studio eFounders, la fintech Spendesk vient de boucler un tour de table de 2 millions d'euros pour accélérer le déploiement de sa solution SaaS dédiée à la gestion des dépenses en entreprise et des frais professionnels. Après des cartes virtuelles à usage unique pour les employés, la start-up déploie des cartes physiques prépayées pour les dépenses sur le terrain.

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Les frais professionnels, une corvée ? Spendesk lève 2 millions d'euros pour les simplifier
Spendesk lève 2 millions d'euros pour fluidifier (et mieux contrôler) les dépenses en entreprise © Spendesk

A peine 5 mois après sa création, la start-up Spendesk vient d'officialiser une levée de fonds de 2 millions d'euros. Le tour de table a été réalisé auprès de deux fonds d'amorçage (Kima Ventures et Funders Club), de plusieurs business angels, dont Frédéric Montagnon (Overblog), et des premiers clients de la jeune pousse (Birchbox, AB Tasty, La belle Assiette).

 

Moins de frictions et plus d'agilité

Fondée officiellement en août 2016, Spendesk est née au sein d'eFounders, un start-up studio qui "fabrique et propulse" des start-up spécialisées dans le marché des logiciels SaaS (Software as a Service). La structure est notamment à l'origine de Mailjet, Textmaster ou encore Mention et Aircall, précisent nos confrères d'Industrie & Technologies.

 

Spendesk, elle, est née de la volonté de supprimer les frictions et le manque d'agilité dans la gestion des dépenses en entreprise. "En entreprise, soit un collaborateur va payer avec sa propre carte et créer des notes de frais, soit il va partir à la chasse de la carte de paiement de l'entreprise", explique Rodolphe Ardant, le CEO de Spendesk.

 

Une carte de paiement virtuelle à usage unique

Pour simplifier la gestion de ces dépenses, la start-up a, dans un premier temps, développé une plate-forme dédiée aux achats en ligne. "Comme les particuliers, les collaborateurs effectuent de nombreux achats sur Internet, pour acheter du logiciel, du voyage, du marketing ou encore des fournitures de bureau", commente l'entrepreneur. Grâce à Spendesk, les entreprises clientes peuvent créer un compte et inviter leurs collaborateurs à s'inscrire. Pour chaque collaborateur, l'entreprise définit une politique de dépenses. Exemple : "Une entreprise accorde à Jean une autonomie sur ses dépenses allant jusqu'à 200 euros, à partir du moment où il ne dépense pas plus de 2000 euros par mois. Ainsi, si Jean souhaite s'acheter un billet de train d'un montant de 200 euros sur Voyages-SNCF, il effectue une demande sur Spendesk et reçoit une validation automatique", explique le CEO.

 

Ensuite, une carte de paiement virtuelle à usage unique est automatiquement générée et alimentée de la somme nécessaire. Dès que l'achat en ligne est effectué, le collaborateur reçoit une notification pour télécharger sa facture. "Et grâce à l'interface, les équipes comptables peuvent avoir une vision en temps réel des dépenses réalisées en entreprise, avec une grande traçabilité", assure Rodolphe Ardant.

 

Des cartes phyiques prépayées pour le terrain

Pour répondre aux besoins de ses utilisateurs, la start-up s'attaque désormais aux dépenses réalisées sur le terrain. Les entreprises clientes de Spendesk peuvent donc commander des cartes physiques Mastercard prépayée et, depuis l'interface en ligne, charger ou décharger ces cartes en temps réel. Un collaborateur, qui doit partir en déplacement à l'étranger, pourra alors effectuer une demande sur Spendesk pour alimenter sa carte. Comme pour la première fonctionnalité, toutes les dépenses effectuées via la carte prépayée sont enregistrées directement sur l'interface. De quoi offrir un contrôle de validation a priori et un contrôle, temps réel, a posteriori.

 

La jeune pousse revendique aujourd'hui 300 entreprises clientes. "Notre cible sont les entreprises de 30 à 500 collaborateurs", précise Rodolphe Ardant. Grâce à cette première augmentation de capital, Spendesk entend gonfler ses équipes produits, mettre l'accent sur ses opérations marketing et séduire de nouveaux clients. La start-up, qui emloie actuellement 14 collaborateurs, pourrait compter "entre 25 et 40 personnes d'ici la fin de l'année 2017", indique le CEO.

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