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Spendesk, nouvelle fintech française à accéder au rang de licorne

Levée de fonds La start-up Spendesk, spécialisée dans la gestion des dépenses professionnelles, a bouclé un deuxième tour de table de 100 millions d'euros en série C, qui doit accompagner son hypercroissance.
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Spendesk, nouvelle fintech française à accéder au rang de licorne
Spendesk, nouvelle fintech française à accéder au rang de licorne © Spendesk

Spendesk double la mise. Après les 100 millions d'euros levés en série C en juillet 2021, la fintech relève la même somme auprès du fonds américain Tiger Global et de tous ses investisseurs existants, en extension de sa série C. La start-up parisienne, qui commercialise une solution complète de gestion des dépenses professionnelles, est désormais valorisée plus d'un milliard d'euros.

Un marché de plusieurs milliards
Ce nouveau tour de table n'était initialement pas prévu, mais le potentiel de la fintech européenne a séduit Tiger Global, un fonds qui, comme Softbank, investit vite et beaucoup pour préempter des segments de marché. "Il y a un marché potentiel de plusieurs milliards pour Spendesk, et encore très peu d’entreprises ont opté pour une solution moderne de gestion des dépenses. Spendesk a investi très tôt dans une expérience de 'bout en bout' complète pour les équipes financières, ce qui, selon nous, est la recette gagnante sur ce marché de plus en plus concurrentiel", commente John Curtius, Associé chez Tiger Global, dans un communiqué.

Le marché est bouillant actuellement. Il y a quelques jours, Brex, un concurrent américain de Spendesk, a confirmé une levée de 300 millions de dollars, qui le valorise à plus de 12 milliards de dollars. Tiger Global avait participé au précédent tour de table.

Objectif : recruter 300 personnes en 2022
Spendesk déclare avoir plus que doublé son chiffre d'affaires et ses revenus récurrents en 2021. Sa plateforme a géré plus de 3 milliards de dollars de dépenses l'année dernière, une somme trois fois supérieure aux montants gérés entre 2016, année de sa création, et 2020. La start-up communique désormais sur 3500 entreprises clientes et 100 000 utilisateurs, appartenant essentiellement à des PME et des ETI.

Ce succès a donné à la fintech française de nouvelles ambitions, qui passent par le recrutement de 300 nouveaux salariés en 2022, pour atteindre 700 personnes dans ses bureaux à Paris, Londres, San Francisco, Berlin et Hambourg. La start-up, qui s'est adjoint les services de l'ancienne responsable RH de Uber pour prendre en charge la DRH, cherche plus de 150 ingénieurs, mais aussi des commerciaux et des gestionnaires de clientèle pour développer l'acquisition client.

Il faut bien voir que sur ces marchés liés à la monétique, dominés par les banques et une poignée de gros acteurs, les fintechs doivent compenser l'absence d'un réseau d'agences et construire une stratégie d'acquisition à partir de zéro, ce qui explique aussi la hauteur des investissements. Pour se donner plus de chances d'attirer les meilleurs profils, sur un marché toujours aussi tendu, la start-up offre la possibilité à ses équipes de travailler en mode hybride ou en télétravail complet, de n'importe quel endroit.

"Nous remplaçons les bannettes"
La plateforme de Spendesk permet de gérer l'ensemble des dépenses professionnelles dans les entreprises : cartes bancaires, règlements de factures, remboursements de frais, budgets, approbations, rapports et pré-comptabilité.


"Nous décomplexifions les process internes, nous explique Rodolphe Ardant, co-fondateur et PDG de Spendesk. Traditionnellement, toutes les dépenses sont centralisées au sein de l'équipe financière, pour le contrôle et la conformité. Ce qui se traduit par une expérience extrêmement lente et bureaucratique. Les entreprises disposent généralement d'un outil pour les notes de frais, un autre pour les factures, etc. Et après, les équipes financières doivent réconcilier les coûts. Spendesk propose une seule plateforme pour tout faire. Tous les salariés peuvent savoir s'ils ont le droit et le budget pour effectuer une dépense, et accéder au moyen de paiement. Tous les flux de validation sont dans l'outil. Les collaborateurs deviennent plus autonomes."

Sa solution remplace par exemple les outils de gestion des frais de déplacement, ou encore les solutions de dématérialisation de factures. "Nous remplaçons les bannettes !", résume Rodolphe Ardant. En 2022, la société fera évoluer son produit, en travaillant sur l'automatisation des workflows et l'intégration de sa solution dans les différents outils utilisés par les entreprises. 

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