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Spotify peut proposer un système de paiement alternatif sur Google Play dans plusieurs pays

Google lance un nouveau programme pilote visant à tester des moyens de paiement alternatifs sur les applications du Play Store. L'entreprise de streaming musical Spotify, qui compte de nombreux abonnés à travers le monde, est la première à bénéficier de ce pilote et à pouvoir proposer un système de paiement alternatif sur plusieurs marchés. La démarche de Google est sans doute poussée par les changements législatifs, en cours ou en vigueur, dans plusieurs pays.
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Spotify peut proposer un système de paiement alternatif sur Google Play dans plusieurs pays
Spotify peut proposer un système de paiement alternatif sur Google Play dans plusieurs pays © Flickr / Tony Webster

Spotify est la première entreprise à pouvoir proposer un système de paiement alternatif dans plusieurs pays sur Google Play. La firme de Mountain View a annoncé le 23 mars 2022 lancer un nouveau programme permettant aux entreprises de proposer un système de paiement autre que le sien sur leur application dans plusieurs pays. Une grande première.

Jusqu'à présent ces systèmes de paiement sont la chasse gardée de Google et Apple sur leurs magasins d'applications respectifs. En se les arrogeant, elles ont la main sur le lien direct avec les clients et peuvent surtout prélever un pourcentage – avec des taux décriés par de nombreux développeurs – sur l'ensemble des paiements réalisés.

Protection des informations financières
Google lance donc un nouveau pilote qui vise à tester la mise en place de systèmes de paiement alternatifs sur certaines applications. Spotify est la première entreprise à intégrer ce programme et pouvoir proposer sur ses différents marchés un système de paiement alternatif. A noter que l'entreprise de streaming musical gère un grand nombre d'abonnements à travers le monde.

Il est "essentiel que les systèmes de facturation alternatifs respectent des normes de sécurité tout aussi élevées [que celles de Google, ndlr] en matière de protection des données personnelles des utilisateurs et des informations financières sensibles", glisse Google dans son poste de blog.

L'entreprise ajoute que lorsque les utilisateurs choisissent Google Play "c'est parce qu'ils comptent sur nous pour leur offrir une expérience sécurisée, et cela inclut des systèmes de paiement intégrés à l'application qui protègent les données et les informations financières des utilisateurs". Un argument un peu bancal – puisque les utilisateurs n'ont pas tellement le choix – mit en en avant pour justifier le fait que jusqu'à présent aucun autre système alternatif soit proposé.

Des changements législatifs
Google explique vouloir "comprendre si et comment la facturation au choix de l'utilisateur fonctionne pour les utilisateurs de différents pays et pour les développeurs de différentes tailles et catégories". Mais la firme de Mountain View doit surtout sentir le vent tourner. La Corée du sud a récemment adopté une loi obligeant les magasins d'applications, dont le marché est largement dominé par Google Play et l'App Store, à laisser les développeurs proposer des systèmes de paiement alternatifs. L'Union européenne devrait lui emboiter le pas avec le Digital Markets Act (DMA) qui est actuellement toujours en discussion.

Ce mouvement est amorcé dans la foulée de la contestation des développeurs sur les frais prélevés systématiquement par Google et Apple sur l'ensemble des transactions réalisées. Sur ce sujet, Google met en avant l'évolution de son modèle de tarification largement enclenché par ce mouvement de contestation. Les frais de services sont passés de 30% à 15% pour les applications fonctionnant sur un modèle d'un abonnement ainsi que sur le premier million de dollars de revenus enregistré en un an. Taxe encore abaissée à 11% en Corée du sud sur les paiements réalisés via un système alternatif à celui proposé par Google. En sera-t-il de même avec son nouveau pilote ? Google ne le précise pas.

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