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Stadia : Google ferme déjà ses studios internes de développement de jeux vidéo

Nouvel écueil pour Google sur le marché du cloud gaming. L'entreprise vient apparemment de se rendre compte que développer des jeux vidéo de premier plan coûte très cher et prend beaucoup de temps. Elle préfère donc arrêter les frais et va fermer sa division Stadia Games and Entertainment, moins de deux ans après l'annonce de Stadia et à peine 15 mois après l'ouverture de son premier studio. Jade Raymond, qui avait été recrutée pour l'occasion, quitte l'entreprise.
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Stadia : Google ferme déjà ses studios internes de développement de jeux vidéo
Stadia : Google ferme déjà ses studios internes de développement de jeux vidéo © Google

Le département de Google en charge du développement de jeux vidéo pour le cloud gaming, baptisé Stadia Games and Entertainment, va fermer ses portes. La nouvelle provient d'un billet de blog publié le 1er février. La création de cette division avait été annoncée en mars 2019, lors de la présentation de Stadia. Jade Raymond, une productrice bien connue de l'industrie vidéoludique (passée par Ubisoft et EA) que Google avait débauchée pour prendre la tête de cette initiative, quitte l'entreprise dans la foulée.

150 développeurs concernés
Un premier studio, basé à Montréal, avait ouvert fin octobre 2019. Environ 150 développeurs auraient été recrutés au sein de ce dernier et d'un second studio basé à Los Angeles, d'après le média spécialisé Kotaku. Google a laissé entendre qu'ils auraient tous l'opportunité de trouver de nouveaux postes en interne. Cependant la majorité quittera probablement l'entreprise pour garder la même carrière plutôt que de changer de discipline. A noter que Stadia G&E n'avait pas encore publié de jeu.

Ce n'est pas la fin de Google Stadia en tant que plateforme, mais cela met un terme aux ambitions de Google de proposer des titres exclusifs pour différencier son offre de la concurrence. Les raisons invoquées par le dirigeant de la branche Stadia, Phil Harrison, sont les coûts élevés et le temps considérable (rarement moins de trois ans) nécessaires à la création de jeux de premier plan. Phil Harrison étant lui-même étant un vétéran de l'industrie (passé par Sony, Microsoft, Infogrammes), difficile d'expliquer cette réalisation soudaine. La complexité liée au développement de jeux vidéo n'est en effet pas un secret.

Un avenir incertain pour Stadia
Désormais, Google misera donc uniquement sur les titres de développeurs tiers, proposés via son service de cloud gaming à 9,99 euros par mois (les jeux doivent être achetés séparément). Phil Harrison évoque une volonté de se concentrer sur la technologie derrière Stadia et sur les partenariats commerciaux avec les éditeurs.

Si en théorie Stadia pourrait toujours trouver son public, il est difficile aujourd'hui de rester optimiste quant à ses perspectives face à la concurrence de Microsoft (Xbox Game Pass Ultimate), Nvidia (GeForce Now) ou Sony (PlayStation Now). Il faut dire que la crédibilité de Google, qui n'a eu de cesse de jurer qu'elle s'investissait sérieusement et durablement sur ce marché, risque d'en prendre un coup. Il n'est donc pas surprenant que, d'après Kotaku, Google réfléchisse à proposer sa technologie directement en marque blanche aux éditeurs.

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