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Steminov lève un million d’euros en vue de développer une thérapie innovante contre le choc septique

Levée de fonds La biotech nancéienne Steminov vient de boucler une levée de fonds de près de 1 million d’euros en vue de mettre au point un médicament efficace contre le choc septique. Il pourrait également soigner des patients Covid-19 en soins intensifs.
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Steminov lève un million d’euros en vue de développer une thérapie innovante contre le choc septique
Steminov lève un million d’euros en vue de développer une thérapie innovante contre le choc septique © AP-HP

Les cellules souches prélevées dans les cordons ombilicaux des nouveaux nés inspirent à Steminov une solution thérapeutique innovante. La biotech de Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) a levé récemment 980 000 euros auprès du fonds Fira Nord-est (Finovam Gestion) et de Bpifrance en vue d’accélérer la mise au point d’un médicament contre le choc septique.

"Le choc septique demeure la principale cause de mortalité en soins intensifs. Or il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement spécifique", éclaire Julie Hutin, la présidente de la jeune pousse. Le contexte sanitaire pousse Steminov à tester, en parallèle, l’efficacité de son médicament sur les patients Covid-19 hospitalisés en soins intensifs au CHRU de Nancy. Ses recherches dans ce domaine ont été autorisées en août dernier par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Les fonds levés par la start-up vont lui permettre de poursuivre ses études cliniques jusqu’à la fin de la phase II, autrement dit la démonstration de l’efficacité du médicament chez l’homme, stade à partir duquel Steminov pourrait susciter l’intérêt d’un big-pharma. 

S’équiper en bioréacteurs
Pour atteindre ce palier, la biotech a besoin d’augmenter sa production de cellules souches. "L’objectif est de nous équiper en bioréacteurs en vue d’optimiser la mise en culture des cellules souches et pouvoir ainsi tester notre solution sur des centaines de patients", poursuite la présidente qui vient de recruter une ingénieure en bioproduction.

La start-up (5 personnes) fondée en janvier 2019 par Julie Hutin et Danièle Bensoussan, responsable de l’unité de thérapie cellulaire du CHRU de Nancy a été incubée par l’Incubateur lorrain (Université de Lorraine). Ses travaux s’appuient sur un brevet détenu par l’Université de Lorraine et du CHRU de Nancy.

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