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STMicroelectronics conclut un accord de 500 millions de dollars avec Huawei

STMicroelectronics a conclu un accord cadre de coopération avec Huawei Technologies. L’équipementier télécoms chinois devrait accroître ses achats de puces de 500 millions de dollars sur 5 ans auprès du fournisseur franco-italien.
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STMicroelectronics conclut un accord de 500 millions de dollars avec Huawei
STMicroelectronics conclut un accord de 500 millions de dollars avec Huawei © Pascal Guittet

Une bonne nouvelle pour STMicroelectronics. A l’occasion de la visite officielle du premier ministre chinois Li Keqiang en France, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs a conclu un "accord global de coopération" avec Huawei Technologies, premier équipementier télécoms de l’empire du Milieu. Objectif : augmenter progressivement le volume d’affaires entre les deux entreprises. Les termes précis de l’accord restent confidentiels.

 

Préférence chinoise pour des fournisseurs non américains

 

Huawei Technologies figure déjà parmi les clients les plus importants de STMicroelectronics. Le groupe chinois affiche un chiffre d’affaires de 46,5 milliards de dollars en 2014, en bond de 20%. Il croit non seulement dans les équipements de réseaux, mais aussi dans les serveurs et les mobiles, et se développe dans les objets connectés et les micro-consoles de jeux vidéo. Ses besoins en semi-conducteurs augmentent.

Pour les satisfaire, il privilégie des sources d’approvisionnement non américaines, comme le recommande le gouvernement chinois, soucieux de protéger ses entreprises contre la politique de cyberespionnage des Etats-Unis. Ainsi, il devrait augmenter ses achats de puces auprès de STMicroelectronics de 500 millions de dollars en cinq ans.

 

UNE AUBAINE POUR STMICROELECTRONICS

 

Fidèle à sa stratégie d’intégration verticale, le géant chinois dispose depuis 2004 d’une filiale "fabless" dans les semi-conducteurs : HiSilicon Technologies. Mais cette société se cantonne à la conception de puces numériques avancées, fabriquées ensuite chez des fondeurs comme le chinois SMIC ou le taïwanais TSMC. Pour les autres composants comme les microcontrôleurs, les mémoires, les Mems ou les discrets de puissance, il dépend de fournisseurs extérieurs comme STMicroelectronics.

 

Pour le fabricant franco-italien, cet accord apparait comme une aubaine. Il arrive à un moment difficile qui oblige le groupe dirigé par Carlo Bozotti à revoir son positionnement dans les circuits numériques avancés.

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