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STMicroelectronics se retire de sa co-entreprise ST-Ericsson

Lors de la présentation de son nouveau plan stratégique, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs a annoncé sa décision de sortir du marché des puces pour terminaux mobiles. Le srt ode ST-Ericsson, sa coentreprise avec Ericsson dans ce domaine, sera scellé d’ici au troisième trimestre 2013. Le japonais NTT serait sur les rangs pour une reprise.
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STMicroelectronics se retire de sa co-entreprise ST-Ericsson
STMicroelectronics se retire de sa co-entreprise ST-Ericsson © D.R.

A l’annonce du nouveau plan stratégique de STMicroelectronics, l’inquiétude monte chez les représentants syndicaux. Si le maintien de l’intégrité du groupe est réaffirmé, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs a annoncé sa décision de sortir du marché des puces sans fil. Cela implique un désengagement de ST-Ericsson, sa coentreprise à 50/50 avec le suédois Ericsson.

Vente ou fermeture ? "Toutes les options sont sur la table", a affirmé Carlo Bozotti, PDG de STMicroelectronics, qui se donne jusqu’au troisième trimestre 2013 pour trouver une issue à la question. Des rumeurs font état des négociations avec l’opérateur japonais télécoms NTT. De son coté, Ericsson se refuse à tout commentaire sur l’évolution de sa position capitalistique au sein de la coentreprise. Mais selon les analystes du marché, l’industriel suédois souhaite également se désengager, afin d’achever son recentrage stratégique sur les équipements de réseaux.

Durcissement de son plan d'économie

Selon la direction, ST-Ericsson compte à fin octobre 2012 près de 5 000 personnes, dont 1 000 en France, principalement sur le site de Grenoble. Les syndicats s’inquiètent de l’impact possible sur l’emploi d’une liquidation ST-Ericsson en cas d’échec du processus de vente. D’autant plus que STMicroelectronics a annoncé le durcissement de son plan d’économie.

Le groupe a déjà mis en place un plan d’économie de 150 millions dollars après la publication de mauvais résultats au troisième trimestre 2012, avec la suppression de 500 emplois, hors de France. Il compte réaliser 250 à 300 millions d’économies supplémentaires en faisant passer ses dépenses trimestrielles entre 600 et 650 millions d’euros à partir du premier trimestre 2014, contre environ 900 millions d’euros aujourd’hui. La direction n’indique aucune information concernant l’éventuel impact social. Un comité central d’entreprise est prévu demain.

Pas de scission de l’activité de circuits numériques, aujourd’hui déficitaire. L’intégrité du groupe est sauvée. Mais l’ancienne organisation matricielle de cinq activités laisse la place à deux pôles d’activités. D’un côté, Sense & Power et automobile qui regroupe les capteurs Mems, les composants de puissance, les circuits analogiques et les puces pour l’automobile. De l’autre, Embedded processing Power qui réunit les microcontrôleurs, les circuits de sécurité, les Asic et les processeurs d’application. Au total, ceci représente un marché mondial de 140 milliards de dollars en croissance de 4 à 5% par an sur la période 2012-2015 selon le cabinet Strategic Analytics. « Ces deux lignes d’activités ont vocation à être rentables », avertit Carlo Bozotti. Grande surprise : STMicroelectronics continue à servir les marchés grand public avec ses processeurs d’application, y compris ceux des smartphones et tablettes.

Carlo Bozotti a rappelé son objectif d’atteindre une marge opérationnelle brute de 10% en 2014, contre 2 à 3% de prévue pour 2012.

Ridha Loukil

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