Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

STMicroelectronics vise une croissance de 5 à 10% en 2013

Le fabricant franco-italien de composants électroniques STMicroelectronics ambitionne d'enregistrer une croissance comprise entre 5% et 10% cette année, affirme son directeur général Carlo Bozotti dans une interview accordée au Figaro. Le dirigeant minimise par ailleurs le coût de l'aventure ST-Ericsson.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

STMicroelectronics vise une croissance de 5 à 10% en 2013
Carlo Bozotti, directeur général de STMicroelectronics © D.R.

"Le marché n'est pas facile. Mais l'évolution de nos commandes est positive, dans toutes les régions et pour tous nos produits", souligne Carlo Bozotti, dans un entretien accordé au quotidien Le Figaro et publié dans son édition du mardi 4 juin.

Le directeur général du fabricant franco-italien de composants électroniques STMicroelectronics ambitionne d'enregistrer une croissance comprise entre 5% et 10% cette année. Le groupe a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 8,49 milliards de dollars, en retrait de 13%. Il entend le porter en 2013 à 9 milliards de dollars, avec une marge d'exploitation de 10%. Carlo Bozotti relève que les commandes du groupe étaient en croissance de 15% au premier trimestre 2013 par rapport au dernier trimestre 2012 et de 5% par rapport au même trimestre de 2012.

Hausse de l'activité des usines STMIcro

Le responsable souligne que STMicro est parvenu à compenser la chute du chiffre d'affaires réalisé avec le fabricant finlandais de téléphones Nokia, son ancien grand client qui génère désormais moins de 10% de ses ventes totales, alors qu'il en a représenté un temps jusqu'à 20%. La différence, de plus d'un milliard de dollars, a été compensée par la hausse de l'activité des usines de Rousset, près d'Aix-en-Provence et d'Agrate, près de Milan.

Coût allégé pour ST-Ericsson

Carlo Bozotti indique également que le coût du démantèlement de ST-Ericsson, la filiale commune avec le suédois Ericsson spécialiste des composants pour téléphones portables, sera moindre que les 350 à 450 millions de dollars annoncés. En effet, la société est parvenue à céder son activité "connectivité satellite", ce qui réduira la facture finale pour ses maisons-mères.

Il met également en avant que que STMicro est devenu le numéro deux mondial des composants électroniques automobiles (19% de ses ventes) et des décodeurs numériques pour la télévision. Même après son désengagement de ST-Ericsson, le groupe continue à travailler pour les fabricants de téléphones, auxquels il vend pour 1,4 milliard de dollars de composants par an.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.