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Stockage : choisir un NAS

Pour les petites entreprises, l'offre de serveurs de stockage d'entrée de gamme explose. Décryptage de quelques critères à passer en revue avant de s'arrêter sur un modèle.
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Stockage : choisir un NAS
Stockage : choisir un NAS

NAS. Derrière cet acronyme, qui signifie « network attached storage » ou serveur de stockage en réseau, se cache une offre éparse émanant à la fois de « grands » constructeurs - comme Dell, HP, NetApp ou Western Digital - ou de plus petits spécialistes, et allant de « petits » modèles de 1 à 2 teraoctets de capacité de stockage à des offres plus poussées, offrant jusqu'à 5 ou 7,5 teraoctets (et beaucoup plus pour les grandes entreprises). Les petits spécialistes « viennent soit du monde des périphériques réseaux, pour qui le NAS est proche de leur coeur de métier, soit du monde du stockage et des disques durs », confie d'emblée Pierre Fourquet, directeur marketing d'ACTN, un grossiste toulousain spécialisé dans les réseaux et le stockage (qui distribue les NAS de D-Link, SMC Networks, Thecus et Zyxell).

Et disons le tout de suite, la seule capacité de stockage ne saurait expliquer à elle seule les différences de prix. Ceux-ci dépendent surtout des performances matérielles, des logiciels de sauvegarde embarqués et du nombre de licences accordées.

Quels usages ? Selon Pierre Fourquet, « comme pour tout projet, avant d'acheter un NAS, une petite entreprise doit réfléchir à l'usage qu'elle souhaite en faire. Souhaite-t-elle l'utiliser pour de l'archivage uniquement ? Ou comme un outil de partage d'information, voire pour lire occasionnellement des fichiers multimédias ou des données de vidéosurveillance directement depuis le NAS ? » Dans ce dernier cas, elle aura intérêt à vérifier l'existence d'interfaces numériques HDMI (High-Definition Multimedia Interface) pour la diffusion de flux audios et vidéos. L'entreprise doit aussi évaluer le nombre d'utilisateurs susceptibles de se connecter au NAS (quand Netgear se targue par exemple de supporter 200 connections simultanées sur son nouveau ReadyNAS Pro 6 baies, Lacie destine lui son Lacie 5big Network aux sociétés de 25 salariés).

Boîtier rack ou tour ? Au niveau du contenant, le choix doit s'appuyer sur l'espace de stockage à disposition. « Vous aurez tout simplement tendance à prendre un rack pour l'installer dans une baie et à opter pour une tour si c'est pour la placer sur votre bureau », explique Pierre Fourquet. Pour simplifier le travail des administrateurs réseaux, certains modèles sont par ailleurs équipés de petits écrans LCD, en façade, permettant d'effectuer les tâches basiques d'installation et de maintenance sans avoir à passer par un ordinateur.

Quelles interfaces ? Le choix des interfaces permettant de relier le NAS au réseau local et aux autres équipements est particulièrement important. Pour la connectivité réseau, tous sont au moins dotés d'un port Gigabit Ethernet permettant de relier le NAS au réseau, voire de plusieurs pour faciliter les connexions aux réseaux qui sont segmentés en sous-réseaux. Et pour ajouter des capacités de stockage supplémentaires, la plupart des modèles actuellement offerts aux PME dispose aussi d'au moins un port USB. Ils sont moins nombreux à être équipés de ports eSATA, plus rapides que l'USB pour relier des disques SATA au NAS.

Combien de baies ? Le nombre de baies (ou de disques) utiles peut être déterminé par le nombre d'utilisateurs dans l'entreprise. Chez Netgear, les NAS de 2 baies ont été conçus pour les petites entreprises de 1 à 5 salariés, ceux de 4 baies sont offerts aux sociétés de 20 à 50 salariés, tandis que les nouveaux NAS de 6 baies sont préconisés pour les entreprises de 50 à 200 employés.

Quels disques ? Bien entendu, il vous faudra aussi vérifier la liste des disques compatibles avec le NAS en question. « Beaucoup de constructeurs [Thecus ou Qnap Systems, par exemple] ne fournissent pas les disques et laissent le choix aux entreprises, qui ont souvent déjà une religion en la matière. » D'autres, comme SMC Networks ou LaCie, livrent leurs NAS avec des disques voire avec un « spare disk », c'est-à-dire un disque de rechange.

Et quelle sécurité ? « Le NAS étant relié au réseau, il bénéficie de la même protection qu'un poste de travail dans l'entreprise » (pare-feu ou antivirus...). Les données sauvegardées sur le NAS doivent en revanche l'être en doublon pour parer à toute défaillance d'un disque. C'est l'objectif de la technologie Raid (Redundant Array of Independent Disks). Laquelle offre, selon Susana Teixera, responsable marketing de Netgear, une « meilleure protection des informations puisque les données sauvegardées sur un disque sont dupliquées et agencées sur plusieurs disques ». Avec un niveau de protection Raid 6, poursuit-elle, « en cas de défaillance de deux disques, vous ne perdez aucune donnée ».



Types de disques
Logiciels embarqués et logiciels supportés

 




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Christophe Dutheil

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