Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Stratasys rachète le fabricant d’imprimantes 3D économiques Makerbot

Il y a encore un an, la Replicator de Makerbot était une imprimante 3D open source. Aujourd’hui, elle appartient au numéro un mondial de la fabrication additive. Stratasys a racheté Makerbot pour 400 millions de dollars.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Stratasys rachète le fabricant d’imprimantes 3D économiques Makerbot
Stratasys rachète le fabricant d’imprimantes 3D économiques Makerbot

En rachetant Makerbot, Stratasys sonne la fin d’une époque. Le numéro un mondial des systèmes de fabrication additive met la main sur le champion de la petite imprimante 3D économique. Créé en 2009, Makerbot avait lancé la Replicator en kit et en mode open source. Les plans de l’imprimante étaient gratuits et modifiables, et la communauté pouvait proposer des améliorations. La Replicator première du nom est rapidement devenue l’imprimante 3D des Fab Labs.

L’arrivée de la Replicator 2, vendue par un réseau commercial et à la propriété intellectuelle protégée, avait déjà fait grincer les dents des premiers utilisateurs. Ce revirement survenait après l’arrivée de prestigieux investisseurs au sein de la société créée par un ancien hacker.

Le 19 juin, Stratasys sifflait la fin de la récréation en acquérant Makerbot par échange d’actions pour une valeur théorique de 403 millions de dollars. L’entreprise n’avait pourtant réalisé que 15,7 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2012, mais 11,5 millions sur le premier semestre 2013. Le principal concurrent de Stratasys, 3D Systems, avait il y a quelques mois lancé avec succès un modèle économique, la Cube, vendue moins de 1 500 euros. Au salon Euromold de Francfort en novembre 2012, les Cube vendues sur un stand spécifique étaient véritablement parties comme des petits pains.

Progression fulgurante

De son côté, Makerbot annonce 22 000 machines vendues dans le monde depuis 2009, dont la moitié de Replicator 2 ces neuf derniers mois. Les chiffres d’affaires restent donc encore anecdotiques. Mais la progression est fulgurante et il n’est pas anodin que les deux grands concurrents du monde professionnel, qui commercialisent des machines de fabrication additive de plusieurs centaines de milliers d’euros, ferraillent désormais sur le terrain d’imprimantes qui descendront rapidement sous le seuil des 1 000 euros.

Patrice Desmedt

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media