Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Sur le banc des accusés, Uber défend son service UberPOP à Paris

Uber défend pied à pied son nouveau service de covoiturage tarifé UberPOP face à ses détracteurs. Les autres entreprises de VTC présentes dans la capitale française et les taxis l'attaquent ensemble devant le tribunal de commerce de Paris car ils jugent cette activité illégale. Le tribunal de commerce a fixé une nouvelle audience au 28 novembre prochain.S
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Sur le banc des accusés, Uber défend son service UberPOP à Paris
Sur le banc des accusés, Uber défend son service UberPOP à Paris © uber

Les grandes villes d'Europe freinent des quatre fers face à l'arrivée de la start-up du secteur des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber. Le tribunal administratif de Berlin avait déjà interdit à la jeune pousse, qui pourrait être prochainement valorisée 30 milliards de dollars, d'exercer son activité. Ce 21 novembre, c'était au tour du tribunal de commerce de Paris de donner son verdict dans l'affaire qui oppose l'entreprise californienne aux taxis, mais aussi aux autres sociétés de VTC de la capitale, qui l'ont attaquée ensemble. Il a fixé une nouvelle audience au 28 novembre prochain.

UberPOP, une offre illégale ?

Ses détracteurs ont porté plainte car ils jugent la nouvelle offre de la start-up, UberPOP, illégale. Ce système, lancé par Uber en février 2014 à Paris, permet à ses utilisateurs d'être emmenés vers la destination de leur choix par un véhicule conduit par un autre particulier, comme pour du covoiturage. Le chauffeur non-professionnel et le passager entrent en contact via l'application mobile UberPOP. Le trajet coûte au voyageur moins cher qu'une course de taxi ou de VTC classique.  

 

Retrouvez notre dossier "pour une dizaine de milliards de dollars : ces start-up qui valent leur pesant d'or"

 

Ce service violerait une partie de la loi Thévenoud, adoptée définitivement par les parlementaires le 18 septembre 2014. L'article 12 de ce texte, surnommé loi anti-Uber, interdit l'existence de plates-formes de mise en relation de particuliers pour le transport, si cette activité permet aux chauffeurs de gagner de l'argent. Selon ses adversaires, ce serait le cas d'UberPOP. Comme le montre sa publicité diffusée sur les réseaux, la jeune pousse propose clairement à ses chauffeurs amateurs de compléter leurs revenus durant leur temps libre.

Une pétition pour défendre son service

Uber ne se laisse pas démonter et demande à ses utilisateurs de défendre son offre UberPOP, en signant une pétition. Comme le montre l'image ci-dessous, elle a d'ores et déjà (21/11/2014 - 17h05) recueilli plus de 50000 signatures.

 

Mais il n'est pas dit que cette mobilisation soit un argument suffisant pour convaincre le juge. Uber a déjà été condamné en France le 16 octobre 2014 à verser 100 000 euros d'amende, par le tribunal correctionnel de Paris. La société de véhicules de tourisme avec chauffeur a fait passer son service UberPOP pour du covoiturage, alors qu'il s'agit selon la justice d'une offre payante de transport de particuliers. La start-up a fait appel de cette décision.

Lélia de Matharel

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media