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Sur les traces du californien Trov, la start-up Valoo (ex Cbien) lance une assurance à la demande

La start-up Valoo (ex Cbien) propose d'assurer des objets à la journée en quelques clics depuis une application. Elle s'est associée à La Maif, qui est également son actionnaire, pour développer cette offre dont la totalité du parcours s'effectue en ligne.
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Sur les traces du californien Trov, la start-up Valoo lance une assurance à la demande
Pascal Demurger, directeur général de la Maif, partenaire et actionnaire de la start-up Valoo (ex Cbien). © Laetitia Duarte Filet - L'Argus de l'Assurance

Assurer son appareil photo le temps d'un voyage en quelques clics depuis son smartphone, puis désactiver l'assurance aussi simplement à son retour. Faire la même chose pour ses instruments de musique lors d'une tournée. C'est ce que propose désormais la start-up Valoo (anciennement Cbien) en partenariat avec Altima, filiale de La Maif depuis trois ans et laboratoire d'innovation du groupe. "Cette offre a été montée en l'espace de quatre mois", se félicite Pascal Demurger, directeur général de l'assureur. "Elle est à la croisée des nouvelles attentes des assurés, que sont : la maîtrise de leurs couvertures d'assurance, le besoin de personnalisation à chaque personne et à chaque moment et une attente forte en termes d'expérience utilisateur avec de la transparence, de la simplicité, de l'immédiateté et de l'accessibilité", poursuit-il.

 

Activer et désactiver une assurance du bout des doigts

Sorte de microassurance à la demande, cette nouvelle solution propose un parcours entièrement digital et s'appuie sur la plate-forme de Valoo conçue pour recenser et estimer ses biens en temps réel grâce à des technologies d'automatisation. Dans les faits, une fois sur l'application mobile Valoo, l'utilisateur retrouve les biens qu'il a enregistrés et peut sélectionner celui de son choix pour activer une assurance. Une fois qu'il clique sur cette option, la plate-forme de Valoo se connecte au système d'information d'Altima via une API. Cette connexion permet de calculer et de proposer en temps réel le prix de l'assurance à la journée, selon la valeur et la catégorie du produit. Pour une enceinte connectée Bose d'une valeur de 130 euros par exemple, le prix de l'assurance sera de 0,19 euro par jour avec une franchise de 50 euros.

 

Cbien devient Valoo

Fondée en 2013 sous le nom de Cbien, la start-up Valoo s'est fait connaître grâce à sa plate-forme technologique qui permet aux particuliers d'enregistrer et de recenser leurs biens et d'obtenir une estimation de leur valeur en temps réel. Un moyen de faciliter la vente et le prêt d'objets, mais aussi les remboursements en cas de sinistre. Désormais Valoo utilise ce savoir-faire technologique pour proposer des assurances sur mesure et à la demande.  La start-up basée à Nantes, Paris et Hambourg, compte aujourd'hui 28 collaborateurs. Elle entend se développer en Europe dans les mois à venir et prévoit de boucler une nouvelle levée de fonds, après avoir déjà levé 9,4 millions d'euros (en deux tours). Elle compte parmi ses actionnaires : La Maif, la Matmut et la Macif. Au cours de son exercice fiscal 2017, elle a enregistré un chiffre d'affaires de 317 000 euros.

 

 

Un simple glissement de doigt sur la fiche de l'objet en question permet de désactiver l'assurance. Pour déclarer un sinistre, l'utilisateur entre en relation avec un chatbot. Pour un vol, le robot conversationnel lui demandera la date et le lieu de l'événement, une description des faits et son numéro de téléphone. L'assuré devra enfin prendre en photo trois documents justificatifs pour bénéficier d'un remboursement.

 

dans les pas du californien Trov 

L'offre couvre les risques de vol, de casse et d'oxydation. Elle débute pour une période d'une journée et peut s'étendre dans le temps autant que nécessaire. Elle couvre les objets dont la valeur oscille entre 100 et 2000 euros répondant à six catégories : smartphones, tablettes et ordinateur, enceinte, console de jeu, appareil photo, équipement sportif et instrument de musique. "L'assurance est valable en France et dans le monde entier", précise David Gascoin, fondateur et CEO de Valoo. Les jeunes générations adeptes des usages digitaux et les personnes en mobilité constituent ainsi les premières cibles de la jeune pousse.

 

Quel volume de souscription est visé pour la première année ? "Nous ne communiquons pas cette information", répondent les deux parties qui expliquent, par ailleurs, être dans une logique de "test and learn", ce système d'assurance à la demande étant une première en France. En revanche, un modèle très similaire existe déjà aux Etats-Unis. Il a été développé par la start-up californienne Trov. "Le particulier décide quel produit il souhaite assurer et pour combien de temps. Il ne paye qu'au prorata et tout le parcours est digital. C'est un peu le concept d'iTunes où vous décomposez un album de musique en différents morceaux consommables à la demande. Cette assurance joue contre la perte, le vol, le sinistre. C'est une assurance universelle dont le prix varie selon la valeur de l'objet", expliquait au Paris Fintech Forum, Scott Walcheck, le CEO et fondateur de la start-up.

 

Des partenariats B2B pour grossir

Pour faire grossir sa base de clients, Valoo compte s'appuyer sur sa communauté d'utilisateurs (dont le nombre n'a pas été dévoilé) et développer une logique de partenariats avec des entreprises qui disposent d'importantes communautés. Une approche que Trov a adoptée après avoir essayé de conquérir de nouveaux clients en direct en contrepartie d'importants coûts d'acquisition. "La logique de communauté jouera un rôle très important pour le développement de l'application Valoo dans laquelle l'offre d'assurance à la demande ne constitue qu'une composante", confirme David Gascoin.

 

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