Swan lève 16 millions d'euros pour exporter sa plateforme de Banking-as-a-Service

Swan veut démocratiser l'accès aux services bancaires en Europe grâce sa solution par API qui permet d'intégrer des comptes, des cartes bancaires et des IBAN en marque blanche. Après avoir réussi à séduire des dizaines d'entreprises et de fintech, la jeune pousse souhaite s'attaquer au marché allemand et lancer une offre en self-service. Pour réussir ce pari, elle vient de boucler une série A de 16 millions d'euros. 

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Swan lève 16 millions d'euros pour exporter sa plateforme de Banking-as-a-Service

La start-up Swan annonce ce mardi 28 septembre une levée de fonds de 16 millions d'euros. Le tour de table a été mené par la société de capital-risque Accel, épaulée de Creandum et Bpifrance via son fonds Digital Venture. Elle avait déjà levé 5 millions d'euros en septembre 2020.

Issue du start-up studio eFounders
Cette jeune pousse, créée en 2019 avec le start-up studio eFounders spécialisé dans les fintech, permet aux entreprises SaaS, aux marketplaces et aux fintechs de déployer rapidement des services et produits bancaires au sein de leur produit.

A travers des API, elles peuvent intégrer des fonctionnalités bancaires en marque blanche, comme des comptes, des cartes bancaires ainsi que des IBAN, dans leurs flux de travail et leur UX. Pour proposer ces services, Swan dispose d'une licence de monnaie électronique attribuée par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

135 millions d'euros de transactions
Sa solution est utilisée par des dizaines d'entreprises, telles qu'Agicap, Alma, Expensya, Mon Bel Appart ou encore Pennylane. Au total, 135 millions d'euros de transactions bancaires ont été réalisées via sa plateforme. Pour conquérir davantage de clients, Swan va lancer d'ici la fin de l'année "une plateforme self-service" grâce à laquelle les développeurs pourront accéder à un environnement sandox via le site web de l'entreprise.

Swan veut également exporter sa solution sur le marché allemand, avec l'ouverture prévue d'un bureau début 2022. Elle sera en concurrence avec Solarisbank qui propose des services financiers aux autres sociétés de technologies financières via un ensemble d'API. Sa solution permet de créer l’infrastructure d’une fintech, en lui fournissant par exemple la technologie nécessaire à la création d’un portefeuille de cryptomonnaie mobile, IBAN, une carte de crédit, des facilités de paiement ou encore un crédit à la consommation.

La start-up située à Paris prévoit également de recruter 70 personnes d'ici juin 2022 pour soutenir sa croissance. Son effectif devrait donc tripler pour atteindre 100 personnes. Pour pleinement s'imposer en France, elle devra notamment réussir à se démarquer de Treezor, filiale de la Société Générale depuis 2019, qui a signé un partenariat avec Mastercard.

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