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SXSW 2014 : qu'en ont retiré les start-up françaises ?

Une dizaine de start-up avait été sélectionnée pour représenter la France au premier "French Tech Club", le pavillon français du célèbre festival SXSW à Austin, Texas. Un retour d'expérience positif pour la plupart qui ont fait des rencontres cruciales.
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SXSW 2014 : qu'en ont retiré les start-up françaises ?
SXSW 2014 : qu'en ont retiré les start-up françaises ? © French Tech Club

Une délégation d'une dizaine de start-up françaises était invitée à faire partie du tout nouveau "French Tech Club", la présence française officielle au festival SXSW à Austin, Texas : une première. L'Usine Digitale a rencontré certaines d'entre elles sur place pour prendre la température : le jeu en vaut-il la chandelle ? Quelles opportunités business ont-elles retiré du festival ?

"Les deals se font sur un coin de table"

L'agrégateur musical Whyd, qui vient d'annoncer l'intégration de Deezer dans sa plate-forme, pour "unifier toute la musique que l'on trouve sur le web", a pu rencontrer des partenaires précieux lors du festival. "Ça fait longtemps qu'on essaye de rencontrer Spotify, etc., ici on les rencontre en soirée, on va manger avec eux, et les deals se font [comme ça]", explique le co-fondateur Gilles Poupardin, alors qu'il s'apprête à déménager à San Francisco avec son co-fondateur Jie Meng-Gérard. "On a fait un gros travail sur la communauté à Paris et on veut refaire cela aux US". "On sent que tout converge ici", ajoute Jie, "le monde entier est ici au niveau de la tech".

Guillaume Jouannet d'Evergig, qui permet de partager les vidéos prises pendant des concerts, a eu une expérience similaire. "On avait fait le Midem à Cannes. Le SXSW, c'est pareil... mais puissance 10 000". "Les deals se font sur un coin de table" ajoute-t-il.  La start-up a pu conclure un deal avec Bandsintown, dont le PDG est français : "on ne l'avait jamais vu, ça faisait un bout de temps qu'on n'arrivait pas à se voir, et ça s'est fait en 15 minutes". L'avantage : l'atmosphère "relax", très "vacances" qui permet des échanges plus informels.

De même pour Pierre Dubuc d'OpenClassrooms, la plateforme MOOC qui propose entre autres, des cours en ligne sur mesure pour les employés d'entreprises. "Je suis allé voir Pernod Ricard [ici], et je vais les revoir à Paris !”

Préparation en amont

Même quand les contrats ne sont pas signés sur place, les retombées du voyage sur le long terme sont tangibles. "Au SXSW, j'ai vu tous mes partenaires en deux jours, Evernote, Dropbrox, Google, Box..." explique Grégory Lefort d'Azendoo, une application de partage de tâches dont le marché et les clients sont essentiellement américains.

Mais l'événement a été soigneusement préparé. La start-up a aussi pu entamer des discussions avec les géants IBM et SAP sur place. "C'est un endroit où il faut se montrer, mais il faut du budget car c'est l'escalade du marketing ici, et battre les Américains dans ce domaine là c'est dur !". La majorité de ces start-up avaient donc préparé leurs rendez-vous partenaires en amont, et fait leurs recherches pour tirer le maximum du festival.

Des rencontres et de l'inspiration

Malgré tout certaines rencontres se font à chaud, car on ne sait jamais qui sera présent dans une soirée ou lors d'une démonstration. Bobler par exemple, un réseau social pour messages vocaux, a pu profiter du festival pour faire tester son produit à des représentants du New York Times, de la Nasa et au fondateur de Wordpress, explique le co-fondateur Mac-Antoine Durant, et générer du buzz auprès d'influenceurs du web.

Le SXSW, c'est donc avant tout du networking, préparé ou improvisé. "Je le referai, mais ça ne va pa changer mon business demain", ajoute Pierre d'OpenClassrooms. "Il suffit d'une rencontre (...) si je signe avec Pernod Ricard à Paris je rentabilise mon aller retour !”

"Rien que sur mon vol New-York-Austin, je me suis retrouvé avec le directeur créatif de Spotify et un jounaliste de Techcrunch", ajoute le co-fondateur d'Evergig, Arthur Dagard. Pour Anthony Gongorat, fondateur de l'outil de création de playlists participatives Sounderbox, le SXSW est moins orienté "business" que le CES de Las Vegas par exemple, et ouvre la voie à des opportunités différentes. "C'est inspirant et encourageant ce genre d’atmosphère, c'est différent de tous les salons dans le web, avec un côté très créatif donc très festif”, résume Pierre Dubuc. Start-up françaises, à l'attaque !

Nora Poggi, à Austin

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