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[SXSW] Cinq start-up qui ont brillé au festival South by Southwest 2017

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Clap de fin de la face technologique du South by Southwest (SXSW), le festival de l’innovation créative qui se tient à Austin, au Texas, du 10 au 19 mars. Cette 24e édition a vu défiler une flopée de start-up innovantes. En voici une sélection.

5 start-up qui ont brillé au festival South by Southwest 2017
[SXSW] Cinq start-up qui ont brillé au festival South by Southwest 2017 © Fasten

Près de 40 000 participants, 85 pays représentés… Le festival - qui a fait le pari du mélange des genres : technologie, musique, cinéma - peut désormais rivaliser avec les grands rendez-vous tech mondiaux tels que Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. Pour preuve : l’année dernière, Barack Obama en personne était venu parler enjeu numérique au SXSW.

 

Pour cette 24e édition, Joe Biden, ex-vice-président des États-Unis, a fait le déplacement, dimanche, pour sensibiliser le milieu de la tech à la lutte contre le cancer. Lundi, c’est Vint Cerf,  l’un des Pères fondateurs d’Internet pour avoir inventé le protocole TCP/IP, qui est monté sur scène. Et au milieu de tout ce beau monde, il y avait des start-up venues en nombre.

 

Après la Lune, Buzz Aldrin est allé sur Mars avec la start-up 8i

Buzz Aldrin, celui qui a emboîté le pas à Neil Armstrong le 21 juillet 1969 sur la Lune, est venu au SXSW pour tenter de répondre à une question qui vaut des millions : "comment vivre sur Mars ?". La start-up 8i, spécialisé dans les hologrammes, a fait le buzz en faisant apparaître l’hologramme de l’astronaute sur Mars et en emmenant les visiteurs sur la planète rouge en VR.

 

Cofondé en mai 2014 par Eugene d'Eon et Linc Gasking, 8i est en train de développer l’application Holo qui permettra d’intégrer des hologrammes au monde réel et de prendre des photos réalistes avec ces hologrammes. La jeune pousse neo-zélandaise a levé 27 millions en série B le mois dernier auprès de Time Warner Investments, le fonds de capital-risque du géant américain du cinéma et de la télévision.

 

Lampix rend les surfaces intelligentes

En matière de réalité virtuelle, la start-up Lampix s’est démarquée des 50 start-up finalistes  de l’Accelerator Pitch Event en remportant la catégorie "Augmented & Virtual Reality". "Chaque start-up victorieuse développe des technologies de pointe dans leur domaine.  Nous sommes persuadés qu’elles vont nous étonner dans les années à venir car ces start-up travaillent à changer le monde", a déclaré Chris Valentine, le responsable du SXSW Accelerator Event.

 

La lampe de la start-up new-yorkaise fondée en 2015, utilise la réalité augmentée pour transformer n’importe quelle surface plane en écran interactif. Munis d’un smartphone connecté au WIFI, les utilisateurs peuvent projeter une vidéo, leur timeline Facebook ou bien un jeu de dames sur le sol de leur salon ou bien leur plan de travail de leur cuisine.

 

Holoplot envoie de bonnes ondes sonores

Holoplot donne à une salle lambda la qualité acoustique d’une salle de concert. La start-up berlinoise, créée en 2011, a remporté le prix de l’innovation audio. Avec un générateur acoustique - une sorte de grosse enceinte truffée de petites baffles- associé à un software, Holoplot permet de diffuser un son 3D issu d’une source audio comme un smartphone par exemple.

 

Ainsi, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, les auditeurs peuvent bénéficier d’une acoustique digne d'une salle de concert, d'une cathédrale ou d'un festival en plein air, simplement en modifiant les réglages du bout des doigts via une tablette. Ce genre d’innovation va de paire avec l’émergence des vidéos 360° et de la réalité virtuelle.

 

Ascendant Dx ou le diagnostic par les larmes

Côté biotechnologie, Ascendant Dx propose une solution baptisée Melody qui répond à une des nombreuses problématiques de la lutte contre le cancer : le dépistage. La start-up basée à Springdale dans l’Arkansas, veut diagnostiquer la pathologie en analysant les larmes des patients. Cette approche est moins coûteuse et plus rapide (environ 30 minutes) que les solutions via prise de sang ou encore analyse d’urine.

 

Fiable à 90 %, la technologie d’Ascendant Dx analyse les biomarqueurs présents dans les larmes. Des biomarqueurs dans les larmes ? Oui, car les larmes naissent par filtration du sang dans les glandes lacrymales. Sept ans après sa création, la start-up devrait lancer des essais cliniques prochainement afin de recevoir le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA).

 

Fasten et Ride Austin ont survécu au SXSW

Impossible de parler des start-up de ce SXSW 2017 sans parler de RideAustin ou encore de Fasten. Les deux applications de ridesharing  ont permis, avec d’autres, à des milliers de personnes de circuler à travers la capitale texane pendant toute la durée du festival. Car à Austin, les aficionados d’Uber et de Lyft peuvent passer leur chemin.

 

L’an dernier, les deux leaders américains des plateformes de VTC ont décidé de déserter Austin suite à l’adoption d’une proposition municipale controversée. Cette dernière oblige les sociétés à vérifier les antécédents de leurs employés en prenant leurs empreintes digitales.

 

Et cela a favorisé l’émergence d’applications tierces telles que Fasten et RideAustin. La première ne prélève aucun pourcentage sur les trajets de ses chauffeurs mais ponctionne un prix fixe de 0,99 $ par trajet, pour chaque conducteur, quelle que soit la distance parcourue. La seconde est un organisme à but non lucratif "fondée pour Austin par Austin", comme le dit son slogan. L’intégralité du prix de la course (0,99 $ par mille + 0,25 $ la minute) est versée au conducteur. Seuls les trajets à bord de véhicules plus luxueux sont commissionnés par RideAustin. Les passagers ont également la possibilité d’arrondir la course au prix supérieur afin de verser la différence à une oeuvre de charité.

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1 commentaire

EZRATTY OLIVIER

20/03/2017 17h05 - EZRATTY OLIVIER

Il serait bon de préciser que Ascendant Dx ne détecte que le cancer du sein, pas les cancers en général. Il le fait en détectant des protéines spécifiques. Quand aux essais cliniques, ils durent très longtemps : phases I, II et III. Puis intervient l'autorisation de mise sur le marché avec la FDA. Cela peut durer encore 5 à 10 ans ! Et ce n'est pas la seule technique utilisée pour détecter un cancer. D'autres medtechs font de l'analyse génotypale sur le sang pour détecter des marqueurs plus précis. On peut notamment détecter des ARN messagers liés à la transcription de gênes à l'origine de cancers. Sinon, une startup de ce genre qui a 7 ans d'existence et qui n'a levé que $2M (selon Crunchbase) n'est pas en très très bonne forme pour mener des tests cliniques qui coûtent très cher.

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