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Synapse Medicine lève 25 millions d'euros pour exporter son outil d'aide à la prescription médicale

Levée de fonds La jeune pousse bordelaise Synapse Medicine annonce une nouvelle levée de fonds de 25 millions d'euros, menée notamment auprès de Korelya Capital. Elle est à l'origine d'un logiciel d'aide à la prescription médicale dont l'objectif est de lutter contre les interactions médicamenteuses dangereuses voire mortelles. Grâce à ce nouveau financement, elle souhaite exporter sa solution sur de nouveaux marchés.
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Synapse Medicine lève 25 millions d'euros pour exporter son outil d'aide à la prescription médicale
Synapse Medicine lève 25 millions d'euros pour exporter son outil d'aide à la prescription médicale © Pixabay

Après une dernière levée de fonds de 7 millions d'euros, la pépite bordelais Synapse Medicine boucle un nouveau tour de financement de 25 millions d'euros ce mardi 1er mars. Il a été mené par Korelya Capital, le fonds d’investissement créé par l'ancienne ministre de la culture Fleur Pellerin, qui rejoint le board de la start-up. Mutuelles Impact participe également au tour de table en tant que nouvel investisseur, de même que les investisseurs historiques (XAnge, MACSF, BNP Paribas Développement).

Prévenir les mauvaises interactions
Fondé en 2017 par Clément Goehrs (CEO), Louis Létinier (directeur médical) et Bruno Thiao-Layel (ingénieur recherche), Synapse Medicine est spécialisé dans le bon usage du médicament. Il a développé un logiciel SaaS d'aide à la prescription médicale dont l'objectif principal est de prévenir les risques iatrogènes, c'est-à-dire l'ensemble des effets néfastes qui peuvent être provoqués par un traitement médical, lors de la prescription, de la délivrance ou de la prise du médicament.

Déjà utilisée par des milliers de professionnels de la santé, la plateforme dispose de nombreuses fonctionnalités : contre-indications, vigilances médicamenteuses, posologie maximale, effets indésirables et interactions médicamenteuses. Elle a récemment reçu la qualification de "logiciel d'aide à la prescription" (LAP), selon le référentiel de la Haute autorité de santé (HAS). Ce label lui permet de se positionner comme une alternative au Vidal Expert et à la Base Claude Bernard (BCB), deux bases de références sur les médicaments.
 


En phase d'hyper croissance
Synapse Medicine affirme être dans une phase "d'hyper-croissance" depuis trois ans, mais ne communique pas sur son chiffre d'affaires. Il souhaite continuer sur cette lancée et conquérir de nouveaux pays en Europe ainsi que les Etats-Unis et le Japon, où des filiales seront ouvertes. A ce titre, des recrutements sont à prévoir à Paris, Bordeaux, Berlin, Londres, New York et Tokyo pour atteindre 150 salariés, contre 53 actuellement.

Synapse Medicine a su convaincre de nombreux établissements médicaux. Il a notamment été sélectionné par l'Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour développer la plateforme "Medication Shield". Elle permet de faciliter la gestion de la déclaration d'effets indésirables des vaccins contre le Covid-19. Grâce à un système d'apprentissage automatique, elle est capable de coder ces signalements selon la classification "MedDRA" (le dictionnaire médical pour les activités réglementées) et de les prioriser par ordre de gravité.

Le logiciel de Synapse Medicine a également été choisi pour intégrer un service de suivi à domicile des patients sous anticancéreux oraux, avec l'Institut Bergonié et Exolis. Il permet de s'assurer de la conciliation médicamenteuse entre les prescriptions des pharmaciens hospitaliers et des pharmaciens d'officine.

Un enjeu de santé publique
Le bon usage du médicament est un enjeu de santé mondial. Aux Etats-Unis, les événements indésirables médicamenteux causent 1,3 million de visites aux urgences et 350 000 hospitalisations chaque année, avec un coût global estimé à plus de 528 milliards de dollars. En Europe, les effets indésirables médicamenteux surviennent dans 8% à 12% des hospitalisations. En France, 30 000 décès et 150 000 hospitalisations qui seraient évitables chaque année.

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