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Sysaxes veut démocratiser les cobots auprès des PME

Nouveau collaborateur dans le milieu de l’industrie, le cobot (robot coexistant avec des travailleurs humains) entre désormais dans les PME. Depuis 2014, Sysaxes à Allenjoie (Doubs) participe au développement de cette solution et conçoit un écosystème nécessaire pour tirer le meilleur de ces équipements.
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Sysaxes veut démocratiser les cobots auprès des PME
Sysaxes veut démocratiser les cobots auprès des PME © Sysaxes

Depuis 2014, Sysaxes propose aux entreprises de rentrer dans l’univers des cobots. Après 20 ans passés dans la robotique pour le secteur automobile, ses fondateurs Eric Rosello et Erik Pourtaud ont voulu évoluer. "Nous avons rencontré une stat-up danoise qui développait les cobots. A l’époque, elle n’avait que 20 collaborateurs, aujourd’hui, elle en compte 800", se souvient Eric Rosello, co-fondateur de Sysaxes.

Séduit par cette solution, alors innovante, les deux hommes décident de commercialiser la marque, Universal Robots. Ils ont vendu 1 500 cobots à près de 450 clients depuis la création de leur activité. "Nous en vendons environ 300 par an désormais."
 

Des robots partout et pour tous

Si le cobot a trouvé sa place dans l’industrie, il s’invite de plus en plus chez les PME. "Nos robots se destinent aussi aux petites sociétés, nous voulons démocratiser la robotique. Partout où l’on a besoin d’un bras humain, un cobot permet de lutter contre les troubles musculo-squelettiques pour tous les gestes répétitifs."

L’automobile représente aujourd’hui 20% de l’activité de Sysaxes, dont les cobots travaillent également pour le luxe, la plasturgie, l’agroalimentaire dans les boulangeries ou pizzeria, ou encore dans les médias en portant les caméras sur les plateaux télé.

L’intégrer à son environnement

Pour garantir l’intégration et l’optimisation de l’usage du cobot, Sysaxes imagine un écosystème complet pour ses équipements. "Pour agrandir son espace de travail, nous posons le robot sur un septième axe, un rail horizontal ou vertical. Quand une entreprise palettise par exemple, le robot ne peut pas atteindre le sommet, nous changeons cette donnée."

Dans le même esprit, la PME aux dix salariés, dont cinq ingénieurs, rend ses cobots mobiles. "Nous les déplaçons sur un chariot et nous pouvons clamper les robots sur différentes machines." Sysaxes travaille également, en lien avec Fasto, à créer une machine de dévracage pour les industriels qui reçoivent des composants en vrac et dépensent du temps et de l’argent à les organiser sur palette.

Amortir le prix

Sysaxes présentera ses dernières innovations pour intégrer les cobots dans leur environnement à l’occasion du salon de l’industrie qui se tiendra du 17 au 20 mai à Villepinte (Seine-Saint-Denis). L’occasion de rappeler que le cobot s’amortit sur environ neuf mois, selon le dirigeant. "Le coût est compris entre 20 000 et 35 000 euros pour le robot et il faut doubler ce montant pour ajouter son écosystème." Sysaxes a réalisé 7,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021.

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