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Talend, pépite française du Big Data, veut quintupler de taille en 5 ans

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Avec un nouveau management et une stratégie offensive à l’américaine, Talend veut franchir une nouvelle étape de croissance en multipliant par cinq son chiffre d’affaires d’ici à 2018. Avec en perspective l’introduction en bourse dans deux ans.

Talend, pépite française du Big Data, veut quintupler de taille en 5 ans
Talend, pépite française du Big Data, veut quintupler de taille en 5 ans

Le renouvellement du management de Talend, pépite française du Big Data, se poursuit. Après le départ de Bertrand Diard de son poste de directeur général en avril 2013, ça sera au tour de Fabrice Bonan, directeur du développement produits, et Cédric Carbone, directeur technique, de quitter leurs postes à la fin de l’année. Ils laisseront leurs places à Laurent Bride, débauché chez Axway en tant que directeur technique.

Ce changement a été annoncé par Mike Tuchen, le nouveau patron de l’entreprise, lors de l’évènement Talend Connect, qui a réuni 300 partenaires, clients et prospects, à Saint-Denis, le 9 octobre 2014. Objectif : il vise à donner une nouvelle impulsion de croissance à la société sur un marché du Big Data à fort potentiel mais âprement disputé par des géants comme IBM, Oracle, Tibco Software ou Informatica.

Un destin américain

Créée en 2006 par Bertrand Diard et Fabrice Bonan, Talend édite des logiciels open source d’intégration de données, nécessaires à la mise en œuvre d’applications comme le Big Data. Dès le départ, ses fondateurs ont misé sur les Etats-Unis pour croître vite. Ils ont installé une partie du siège social près de San Francisco, en Californie, tout en gardant la base de R&D à Suresnes, en France. Le succès est au rendez-vous avec une croissance moyenne de 108% par an. La société compte aujourd’hui 450 personnes, affiche un chiffre d’affaires de 50 millions de dollars en 2013 et dispose de 1800 clients dont des grands groupes comme BNP Paribas, Veolia, Ericsson ou Visa.

Le moment est venu de passer à une nouvelle phase d’expansion, avec une stratégie offensive à l’américaine, à l’instar de stars de la nouvelle vague de logiciel Yankee comme Salesforce, Workday ou NetSuite. L’objectif est de quintupler de taille en 5 ans pour atteindre un chiffre d’affaires de 250 millions de dollars en 2018. Mike Tuchen, qui a pris les commandes en octobre 2013 après avoir été chez Microsoft, se défend d’américaniser l’entreprise. " Bien sûr, je suis Américain, mais Talend reste une société française avec une forte base de120 personnes en France, explique-t-il. Et les deux fondateurs ne quittent pas totalement l’entreprise. Ils restent toujours membres du conseil d’administration. Ils ont accompli du bon boulot en transformant une start-up en une grosse PME. Le rôle du nouveau management est d’apporter un nouveau souffle de croissance."

Ouverture au Saas

Talend a jusqu’ici levé 100 millions de dollars, dont 12 millions d’euros auprès de Bpifrance Le changement managérial vise aussi à allécher les investisseurs américains afin de préparer une introduction en bourse, prévue dans deux ans. La société a besoin de financer son développement et la migration de son modèle vers le cloud. En février 2015, elle débutera la vente de ses logiciels en tant que service (Saas pour Software as a service), en s’appuyant sur l’infrastructure cloud d’Amazon Web Services. Mike Tuchen veut également procéder à des acquisitions.

Aux Etats-Unis, les investisseurs privilégient le modèle de croissance rapide à celui de la rentabilité, soit le contraire du modèle en France. Ceci explique le succès en bourse de Salesforce, Workday ou NetSuite, sociétés au développement fulgurant mais déficitaires depuis des années. Mike Tuchen veut profiter de cet état esprit outre-Atlantique, sans pour autant sacrifier à long terme la rentabilité. Son objectif : rendre la société bénéficiaire dans deux ans.

Ridha Loukil

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1 commentaire

2015AM
24/02/2015 11h27 - 2015AM

50 M$, 100 M$ investis dont 15M$ de la BPi (merci Fleur), jamais rentable dans son histoire, peut être rentable dans 2 ans (ou pas), plus aucun français au management, ..., que la réalité est dure :{

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